Le bien du patient: les médecins mentent ou disent la vérité?

Le bien du patient: les médecins mentent ou disent la vérité?

Sont les médecins français particulièrement menteurs?

Ensemble à Sylvie Fainzang, auteur de « La relation médecins-malades : information et mensonge » (PUF, 2006), on analyse les comportements des médecins français expliquant les mécanismes socioculturel qui sous-tendent leurs décisions.
Comme écrit par l’auteur dans son livre  » Concernant le mensonge (dissimulation d’une vraie parole ou production d’une fausse parole), les médecins justifient son recours par le fait que les patients ne sont pas capables d’entendre la vérité. Toutefois, grâce aux observations, Sylvie Fainzang met en lumière les préjugés sociaux et culturels à partir desquels les médecins jugent un patient apte ou inapte à entendre la vérité d’une part, et montre, d’autre part, que le discours mensonger est souvent produit dans un dessein bien précis : inciter le malade à prendre le traitement prescrit. La rétention d’informations ou la production d’une fausse parole concernant les risques ou les effets nocifs d’un traitement permettent aux médecins de parvenir à cet objectif. Cette observation rejoint celle évoquée par l’anthropologue Anne-Mei The concernant les essais cliniques dont les médecins taisent parfois les risques afin d’assurer la participation du patient1. Le mensonge peut également prendre la forme d’une manipulation terminologique. Ainsi, lorsque les médecins évoquent devant le patient la nécessité de faire une « pause thérapeutique », ils signifient en réalité l’échec du traitement. Sylvie Fainzang note que le mensonge est davantage accompli à destination des malades issus de milieux populaires. »

Dans notre article on a examiné les réponses des médecins aux suivantes questions :

· Au fin d’obtenir le consentement du patient dans un traitement qui vous croyez bénéfique, en relativiseriez-vous les risques ?
· S’il y a encore une chance de survie, mainteniez-vous le traitement en allant contre la volonté de la famille ?
· Que feriez-vous si la famille du patient vous demande de lui restreindre une information ?
· Si une erreur médicale ne nuit pas au patient, la cacheriez-vous ?
· Si une erreur médicale porte préjudice au patient, la cacheriez-vous ?
· Prescriveriez-vous un placebo à un patient qui demande un traitement qu’il ne nécessite pas?
· En cas de mise en danger d’autrui, rompriez-vous le secret médical ?

Vous pouvez voire toutes les réponses dans l’article

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