Mortalité routière de l’enfant

Mortalité routière de l’enfant

Sept enfants tués chaque mois sur les routes françaises

En 2014, 86 enfants de 0 à 12 ans ont été tués sur les routes de France, et 4.295 blessés et hospitalisés. Fort de ce constat, la dernière semaine, l’Association Prévention Routière (APR) a lancée une campagne axée sur la mortalité routière de l’enfant.

Chaque semaine, 340 enfants « sont impliqués dans des accidents de la route en tant que passagers d’une voiture », soulignait il y a quelques semaines l’Association Prévention Routière (APR), à l’occasion de la présentation des résultats d’une enquête sur la protection des jeunes passagers. Une observation réalisée sur 330 automobiles montrait que dans deux cas sur trois, les sièges auto sont inadaptés ou mal installés – lorsqu’ils ne sont pas tout simplement absents (4% des cas).

Le problème est toutefois plus large, insiste l’APR : le nombre d’enfants morts et blessés sur les routes ne diminue plus depuis plusieurs années. Elle invite le public à signer un manifeste pour « zéro enfants tués sur nos routes », et appelle les pouvoirs publics à s’engager pour cinq mesures fortes :

  • un taux de TVA à 5,5% pour les sièges auto (contre 20% aujourd’hui) ;
  • la généralisation des systèmes anticollision piéton sur l’ensemble des véhicules neufs ;
  • la généralisation de la limitation de vitesse à 30km/h à l’ensemble des zones de vie : écoles, gymnases, conservatoires, parcs et jardins publics, lotissements…
  • l’aménagement sécurisé de tous les passages piétons : zébra et ligne d’arrêt 1m avant le passage protégé ;
  • l’obligation d’inclure des bandes réfléchissantes sur l’ensemble des cartables et sacs à dos scolaires.

Comment installer correctement un enfant à bord d’une voiture ?

Jusqu’à 10 ans, un enfant doit voyager à l’arrière du véhicule (sauf dans le cas où l’on utilise un siège dos à la route), dans un siège adapté à son poids, sa taille et sa morphologie. La ceinture seule n’est, en aucun cas, un moyen de protection suffisant pour un enfant : une attention toute particulière doit être portée à la fixation du siège.

Dans son enquête rendue publique début février 2016, trois erreurs ont été fréquemment constatées par l’APR au niveau des harnais des sièges auto : « tension insuffisante du harnais, harnais vrillé, et épaules de l’enfant en dehors du harnais ». Ces points sont à vérifier impérativement par les adultes avant de prendre la route.

Concernant les rehausseurs, les erreurs observées concernent des erreurs dans « l’installation de la ceinture de sécurité ou le réglage du guide sangle supérieur », poursuit l’APR. « Sur ce type de dispositif, l’enfant s’installe seul la plupart du temps et les parents ne prennent pas la peine de vérifier. La ceinture est placée au-dessus des accoudoirs ou sous le bras de l’enfant ». Ces types d’erreurs sont qualifiées de sérieuses ou critiques car, en cas d’accident, « les efforts sont transmis sur les zones qui ne sont pas suffisamment rigides pour les supporter et elles peuvent conduire à de graves lésions thoraciques ou abdominales.

L’APR conseille aux adultes de s’assurer à chaque trajet que l’enfant et le siège auto sont bien installés.

Elle préconise d’utiliser des sièges intégrant le système d’ancrage ISOFIX (système d’ancrage métallique auquel se clippele siège auto) ou ceux respectant la réglementation européenne i-Size, en vigueur depuis 2013.

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