France: l’oeil bionique va redonner une vue partielle

France: l’oeil bionique va redonner une vue partielle
D’ici à quelques semaines, 36 patients français non voyants auront partiellement recouvré la vue, grace à un oeil bionique. Ils sont été opérés grâce à la technologie de Second Sight Medical Products dans l’un des trois hôpitaux choisis dans l’Hexagone : les Quinze-Vingts à Paris, les CHU de Bordeaux et de Strasbourg. Cette entreprise américaine a mis au point un dispositif destiné à traiter la rétinopathie pigmentaire, qui entraîne une dégénérescence de la rétine.

Le dispositif est sophistiqué : une puce électronique est implantée dans l’oeil du patient et communique sans fil avec une paire de lunettes, elle-même connectée à une caméra et à un boîtier de traitement. Les images filmées sont envoyées sous forme de signaux électriques vers la puce électronique, qui stimule alors la rétine défaillante. Le système fonctionne à la demande du patient, libre de le connecter ou non. Utilisé avec succès aux Etats-Unis, le produit a obtenu l’autorisation de mise sur le marché européen.

Retrouver de l’autonomie

En France, la Sécurité sociale a choisi de financer les premières opérations grâce au dispositif forfait innovation. Chaque traitement coûte 96.000 euros, la moitié consacrée à l’achat du dispositif de Second Sight, et l’autre à l’opération et au suivi du patient pendant deux ans. Pour la stricte validation clinique, le traitement de 18 patients aurait suffi, mais la Sécurité sociale a étendu l’opération à 36 personnes à « titre compassionnel ». L’effort des établissements hospitaliers porte notamment sur le choix de ces patients, qui ne doivent pas s’attendre à recouvrer la vue, mais un peu d’autonomie. « Un patient va distinguer les ombres de la lumière et des formes, mais, en revanche, il ne pourra pas reconnaître un visage. C’est la raison pour laquelle le choix de ces patients est crucial, car l’on a observé que certains utilisaient le système en continu, d’autres pas du tout », assure le professeur Jean-François Korobelnik, chef du service d’ophtalmologie du CHU de Bordeaux, qui a opéré deux patients avec le professeur Marie-Noëlle Delyfer

Un oeil bionique contre la dégénérescence maculaire, une première médicale

Aussi un Britannique, âgé de 80 ans, vient de se faire implanter, à l’hôpital de Manchester, un « œil bionique » lui permettant de recouvrer la vue. Une première pour un patient atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

« L’homme qui valait trois milliards ». Rappelez-vous de cette série télévisée américaine des années 1980 où Steve Austin, un astronaute victime d’un crash, est entièrement reconstruit à l’aide de prothèses bioniques. Aujourd’hui, le réel vient de rattraper la fiction. Mercredi dernier, le Manchester Royal Eye Hospital, en Angleterre, a annoncé la réussite de l’implantation d’un œil artificiel. Une première pour des patients non-voyants atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Raymond Flinn, un Britannique âgé de 80 ans, souffrait d’une forme de DMLA. Mais aujourd’hui, grâce à l’implant d’un « œil bionique » à même la rétine, l’octogénaire a recouvré la vue alors que sa vision centrale était en nette déclin depuis près de dix ans. « Il voit vraiment bien les contours des gens et des objets » explique Paulo Stanga, le chirurgien ophtalmologiste qui a pratiqué l’opération, se réjouissant de « progrès remarquables » de la part du patient. « Les premiers résultats sont un succès total et je suis impatient de traiter davantage de malades souffrant de DMLA sèche avec l’Argus II dans le cadre de cet essai clinique », a-t-il ajouté. Enfin une lueur d’espoir pour tous ceux atteints de DMLA.

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