Imagerie médicale: la révolution

Imagerie médicale: la révolution

Le service de médecine nucléaire de l’hôpital d’Agen fait un formidable bond en avant, en étant doté de deux appareils dernier cri.

Journée à marquer d’une pierre blanche, au service de médecine nucléaire du centre hospitalier d’Agen. Cette structure est en effet désormais équipée de deux nouveaux appareils de haute technologie, et leur accueil a nécessité d’importants travaux. Le service a ainsi doublé en surface, et l’ensemble de l’investissement se monte à près de 10millions d’euros. Surtout, ce service de médecine nucléaire est désormais en pointe dans notre région, et il permettra d’établir des diagnostics de grande précision, par exemple dans les traitements du cancer. Le service, fondé en 1984 par le docteur Jacques Guillet – qui en assume toujours la charge –, était jusqu’alors équipé de trois caméras et d’un densitomètre, appareils d’imagerie médicale fonctionnant par radioactivité. Une quatrième caméra a été inaugurée hier, dite «gamma caméra», couplée à un scanner haute résolution (permettant de visualiser surfaces osseuses et tissus mous du patient, et de détecter par exemple des lésions indécelables par IRM ou scanner). Mais l’équipement phare du service sera désormais le tep scan. Il s’agit du troisième appareil mis en fonctionnement en Aquitaine, et il soulagera bien des patients qui étaient jusqu’alors obligés de se rendre à Bordeaux ou à Toulouse pour avoir accès à cet outil. Le tep scan, qui fonctionne lui aussi avec des radioéléments, permet de rentrer avec encore plus de profondeur et de précision dans les méandres du corps humain.

Une équipe de tout premier plan

«C’est une véritable révolution, explique le Dr Guillet. Dans le domaine du cancer, le tep scan permet de localiser les cellules dangereuses, de connaître leur agressivité et leur développement. Localiser, comprendre l’évolution, c’est ensuite apporter des réponses thérapeutiques personnalisées à chaque patient. Par exemple, alléger un traitement de chimiothérapie si le mal régresse.» Dans 30 % des cas du cancer du poumon, une étude indique que les traitements ont été réajustés en fonction des éléments compris à partir de la technologie tep scan.

L’équipe médicale d’Agen a bénéficié de cet équipement, eu égard à son niveau de connaissance. L’équipe d’une vingtaine de personnes (dont cinq médecins) est en effet de tout premier plan, travaillant sur le tep scan de Bordeaux depuis 2003. Outre les pathologies du cancer, l’équipement permettra également des avancées dans les domaines des infections internes ou encore des pathologies artérielles. L’appareil, qui fonctionnera avec son premier patient ce matin, sera très sollicité puisqu’il concerne une population comprise dans la zone Brive/Toulouse/Bayonne/Bordeaux. Hier, plusieurs personnalités sont venues recouvrir ce «nouveau» service de médecine nucléaire, dont le préfet Denis Conus, le maire Jean Dionis, le directeur de l’hôpital Florian Jazeron, le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Michel Laforcade ou encore le président de la commission médicale d’établissement, le docteur Jean-Marc Faucheux.

Equipements «structurants»

L’appareil inauguré hier n’est que provisoire. Il sera en effet remplacé en juin prochain par un tep scan de deuxième génération, entièrement numérisé. Agen sera alors le second hôpital de France à en être doté. «Nous sommes au cœur de notre mission, rappelait hier le directeur de l’ARS Michel Laforcade, c’est-à-dire doter nos territoires d’équipements structurants. Dans le domaine de la cancérologie, ce type d’équipement est impératif.»

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