Infections neuro-méningées sévères

Infections neuro-méningées sévères

Infections neuro-méningées sévères : les 5 messages clés du Dr Laurent Ducros

Les infections neuro-méningées sévères sont une pathologie de plus en plus rare à l’échelle d’un service et, pour autant, le pronostic en termes de mortalité et de séquelles reste assez élevé. Le Dr Laurent Ducros (réanimateur, Toulon) a listé 5 « Take home messages » pour cette pathologie, à l’issue d’une présentation aux Congrès Urgences 2015 .

Par rapport à la conférence de consensus de la société d’infectiologie SPILF de 2008, il faut :

1 – restreindre encore les indications du scanner avant la ponction lombaire (PL),

2 – dans ce cadre, diminuer le niveau du score de Glasgow de 11 à 8 pour le critère «trouble de vigilance»

3 – réduire le délai de l’antibiothérapie par rapport à l’arrivée à l’hôpital à 1 h plutôt que 3 h. Ne pas penser que l’antibiothérapie va négativer immédiatement la PL et quand bien même c’est le patient qui en bénéficierait,

4 – outre les incontournables hémocultures, penser aux nouveaux outils diagnostiques biochimiques, PCR, antigènes solubles,

5 – dans 5% des cas, l’infection neuro-méningée ne présente pas de fièvre à l’admission. C’est une cause de retard diagnostic et de surmortalité. Evoquer le diagnostic devant 2 signes sur 3 : céphalées, fièvre, altération du statut neurologique. Les signes spécifiques comme la raideur de nuque ne sont que tardifs, il faut privilégier une stratégie plus sensible.

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