22 mars: grève des IADE

22 mars: grève des IADE

Grève et grande mobilisation des IADE le 22 mars

L’intersyndicale FO, CGT, SNIA, UNSA et l’association étudiante ANEIA ont lancé un appel à la mobilisation pour les et les étudiants IA. Un préavis de sera posé le 22 mars pour l’ensemble de la filière. Une manifestation est également prévue à Paris le même jour. 

Ils ont utilisé de nombreuses stratégies avant de devoir en arriver là : rencontres avec des élus, lobbying auprès des médias pour parler de leur travail et informer le plus largement possible la population, participation à des groupes de travail avec la DGOS… Ils ont fait preuve de patience aussi, en privilégiant et en multipliant les appels à la discussion avec le ministère de la santé. Pourtant, les IADE n’ont pas obtenu ce qu’ils souhaitaient. Alors, ils ont finalement décidé de passer à l’acte pour pouvoir se faire entendre.

 » Il ne s’agit pas de faire des opérations coup de poing comme en 2010 » explique néanmoins Vincent Porteous, responsable du collectif IADE de l’UFMICT-CGT, annonçant la grande manifestation du 22 mars.  » Il va y avoir une forte mobilisation car la pression monte. Ce sera un rassemblement sur Paris le matin, avec un cortège qui se dirigera vers le ministère de la santé. Il y aura aussi quelques actions en province pour les IADE qui ne pourraient vraiment pas se déplacer sur Paris » ajoute le syndicaliste.

Ce que les IADE réclament

« Préparez vos banderoles, vos sifflets, vos tenues pour que cette journée reste comme une journée où la mobilisation a permis d’obtenir la reconnaissance statutaire et salariale » demande aux IADE un tract diffusé sur le site du SNIA.

Les IADE réclament en effet une revalorisation de leur statut. Avec comme priorité absolue, une reconnaissance réelle de leur autonomie. « De cette autonomie, découlera le corps spécifique de métier que nous réclamons aussi et évidemment la réévaluation de notre grille indiciaire et statutaire » explique Vincent Porteous.

Car à l’heure actuelle, « les IADE sont rémunérés sur la base d’un niveau licence (bac +3) alors que leur diplôme est reconnu master 2 (bac +5) » expliquait à ActuSoins en janvier dernier, Arnaud Warot, secrétaire de l’AFIADE.

A l’heure actuelle, les IADE appartiennent au corps de métier des Infirmiers dits « spécialisés« . L’autonomie réclamée leur permettrait  de se détacher de cette filière et d’obtenir le statut de profession intermédiaire (comme les infirmiers de ).

Outre cette revendication majeure, les IADE souhaiteraient que leur place dans le système d’urgence (notamment pré-hospitalière) soit réaffirmée et que la reconnaissance de la pénibilité -supprimée lors du passage en catégorie A de la profession – soit restaurée.

En 2015, les IADE avaient déjà manifesté 3 fois pour les mêmes raisons. Après plusieurs échanges avec la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins), qualifiés de « stériles » par L’ANEIA, les IADE et les étudiants IA espèrent que la communication s’établira à présent directement avec le ministère de la santé, et plus particulièrement avec le cabinet Touraine.

Une délégation a été reçue à l’Elysée la semaine dernière

Le jeudi 3 mars, une délégation constituée de Gérald Delarue,  président de l’ANEIA (à l’initiative de la rencontre), d’une étudiante anesthésite ainsi que d’un IADE, a été reçue à l’Elysée par le Pr Olivier Lyon-Caen, conseiller santé et de la recherche médicale de la présidence de la République.

Lire l’article

About The Author

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*