47 % des habitants du département manquent de médecins

47 % des habitants du département manquent de médecins

Le rapport publié par l’Agence régionale de santé sur la situation des professionnels de santé en Seine-et-Marne indique que la région manque cruellement de médecins de proximité.

En Seine-et-Marne, entre 2012 et 2015, le nombre de zones déficitaires ou fragiles en médecine de proximité est passé de douze à vingt-cinq. Ainsi que si en 2012 ils étaient 20%, le nombre des Seine-et-Marnais qui vivaient dans une zone considérée par l’ARS (Agence régionale de santé) comme déficitaire ou fragile, aujourd’hui ils sont le 47%.

Entre 2012 et 2015 le nombre de territoires jugés déficitaires est passé de huit à sept mais le nombre des zones fragiles est passé de quatre à dix-huit. Autant de secteurs supplémentaires où les praticiens peuvent bénéficier d’aides financières s’ils s’y installent ou y restent.

Par exemple les secteurs de Donnemarie-Dontilly et Nangis, qui en 2012 étaient jugés fragiles, ils sont désormais classés déficitaires. Aux yeux des autorités sanitaires aujourd’hui, aussi treize zones qui n’étaient pas concernées par le manque de médecins de proximité, sont devenues fragiles : Brie-Comte-Robert, Château-Landon, Le Mée-sur-Seine, Montereau-Fault-Yonne, Moret-sur-Loing, Nemours, Noisiel, Provins, Rebais, Rozay-en-Brie, Savignyle-Temple, Tournan-en-Brie et Villiers-Saint-Georges.

Les indicateurs qui l’ARS analyse pour parvenir à un tel diagnostic sont plusieurs : complémentarité de l’offre de soins entre médecins et professionnels paramédicaux, identification des zones avec des médecins généralistes de 60 ans et plus sans évolution récente des effectifs, repérage des régions à faible densité mais fortes activités médicales, endroits où une future installation serait pertinente, etc.

Le président du conseil départemental de l’Ordre des médecins, le docteur Deseur, a dit que « Cette nouvelle cartographie se rapproche bien de la réalité. La précédente était probablement trop optimiste. Celle-ci me paraît répondre à la situation actuelle. Les zones de notre département considérées en situation de déficit ou particulièrement fragiles sont largement augmentées. Ceci s’explique par une population en croissance en Seine-et-Marne et une démographie médicale très régressive. »

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