Ambulanciers, ces héros du quotidien

Ambulanciers, ces héros du quotidien

On les croise chaque jour sur les routes et pourtant, on ne les connaît pas. Même leurs partenaires de santé, infirmières et médecins, méconnaissent leur champ de compétences.
Ils sont 50.000 ambulanciers en France à intervenir sur les urgences médicales, les gestes de soin du quotidien ou les situations de détresse et d’isolement. Ils ont la passion de leur métier et n’hésitent pas à mettre leur vie privée de côté pour assurer la prise en charge de toutes les pathologies, même les plus lourdes, et de personnes souffrantes de tous âges et de tous niveaux sociaux. Immersion dans la vie de ces héros du quotidien qui conduisent les ambulances. A la découverte d’un métier qui ne connaît pas la routine à travers un reportage de Christophe Busché (Yemaya Productions) diffusé le samedi 26 septembre à 13h20 sur TF1.

Francis Piqué est un des ambulanciers les plus expérimentés du SAMU de Lille. 21 ans de métier, des milliers d’interventions en urgence et toujours la même envie d’enfiler la blouse tous les matins. Il ne sait jamais de quoi sera faite sa journée et c’est justement ce qui lui plaît dans le métier : il n’y a jamais de routine.
C’est à lui d’emmener son équipe, médecin urgentiste et médecin anesthésiste le plus rapidement possible sur le lieu de l’intervention. Francis a suivi des cours de conduite sur circuit pour maîtriser une conduite rapide en toutes situations.  » On est vigilant, une équipe efficace c’est une équipe qui arrive sur place et entier si possible  » précise- t-il. A part quelques rétroviseurs arrachés, il n’a encore jamais eu d’accident.
Mais malgré sa célérité, il arrive parfois trop tard. Des situations de vie et de mort auxquelles il faut faire face coûte que coûte.  » On ne s’habitue jamais à un décès. Les pires souvenirs on les met dans le placard à fantômes. On va y penser aujourd’hui, un peu moins le lendemain. Et malheureusement un autre drame passera au-dessus.  »

Une des vocations du métier d’ambulancier c’est d’être au service des autres. En urgence ou alors en prenant parfois tout son temps comme Fabienne et Pierre. Avec son mari, elle a créé une société d’ambulances dans la Creuse, un département rural avec la population la plus âgée de France. Avec elle, les temps de trajet sont des temps de partage, le temps pour le patient d’oublier un peu la maladie.  » Parfois on parle de tout et de rien pour penser à autre chose. Et pour les personnes qu’on connaît mieux on va parler de manière plus familière « . Comme Jocelyne qui est atteinte de sclérose en plaques et que Fabienne transporte régulièrement depuis 19 ans. Une habituée qui considère Fabienne et ses fils comme des amis.  » Ce que Jocelyne nous dit, c’est des choses qu’on ne répète pas parce qu’on est tenus au secret professionnel. On en sait souvent plus nous que la famille « . Et Fabienne de conclure :  » pour faire le métier d’ambulancier, avant toute chose, il faut aimer les gens « .

A Nantes, Jérôme a pris sous son aile un ambulancier qui vient de sortir d’école : Pierre, 24 ans.  » Avant j’étais dans un bureau d’études derrière un ordinateur. J’ai eu envie de bouger, c’est pour ça que je me suis reconverti « .
Quand Pierre est né, Jérôme débutait dans le métier. Il n’a jamais voulu en changer :  » pour moi, se retrouver dans des situations compliquées, c’est un booster « . Au cours de ses missions, il transmet tous les trucs qui ne s’apprennent que sur le terrain.  » Entre les cours et la vraie vie, il y a vraiment une marge  »
Le métier demande de supporter des horaires contraignants : une cinquantaine d’heures en moyenne par semaine pour un salaire net d’environ 1300 euros. C’est une des explications de la courte durée des carrières : 4 à 6 ans. Un métier souvent mal considéré malgré les responsabilités.  » Il y a des gens qui parlent de course, de clients, c’est pas du tout cet état d’esprit qu’il faut y avoir en tant qu’ambulancier. Si l’état du patient évolue et qu’on doit apporter les gestes d’urgence c’est sous notre responsabilité regrette Pierre. Jérôme a beaucoup à transmettre à son apprenti. Son expérience et surtout son enthousiasme pour un métier qui n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur.

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