Attentats: formation aux gestes et soins d’urgence aux étudiants en médecine

Attentats: formation aux gestes et soins d’urgence aux étudiants en médecine

Comment traiter des blessures à l’arme de guerre et soigner des victimes en très grand nombre? La France mit en place une formation aux gestes et soins d’urgence dédiée à «former les médecins de demain» pour qu’ils soient prêts en cas de nouveaux attaques terroristes sur sol français.

Dès la prochaine rentrée universitaire, les techniques de soins aux victimes d’attentats, dont certaines issues de la médecine militaire, vont être enseignées à tous les étudiants en médecine en France.

Le document, publié dans la revue médicale britannique «The Lancet», préconise d’enseigner aux généralistes et à tous les étudiants en médecine les techniques de soins aux victimes d’attentats.

Tout soignant, qu’il soit médecin, pharmacien ou dentiste, doit posséder une formation de base appelée «attestation de formation aux gestes et soins d’urgence».

Formation opérationnelle dans toutes les facultés de la rentrée 2017-18

«Les facultés ont intégré dans cette attestation les éléments-clés de la formation d’aide aux victimes du terrorisme comme la pose de garrot, les pansements compressifs et les principes actualisés de secours aux victimes en milieu hostile», explique le professeur Bruno Riou, chef des urgences de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et professeur de médecine à l’université.

Jusqu’au présent, cette formation n’était délivrée que par des Centres d’enseignement dépendant des services d’urgence de chaque département. Elle pourra désormais l’être par les facultés de médecine et le service de santé des armées; commme précisé par le professeur Bruno Riou cela «devrait être opérationnel dans toutes les facultés à la rentrée universitaire 2017-18 et a déjà été intégré par certaines».

Contrôle des dommages et afflux de blessés en grand nombre

Depuis les attentats de Paris le 13 novembre 2015, les urgentistes ont commencé à être formés aux techniques de médecine militaire pour traiter des blessures à l’arme de guerre.

Au premier rang de ces techniques il y a le contrôle des dommages, c’est à dire assurer sur place le minimum de soins nécessaires à la survie du patient avant sa prise en charge en milieu hospitalier.

Ces procédures feront désormais l’objet d’un enseignement approfondi dans certaines spécialités: médecine d’urgence, anesthésie-réanimation, médecine intensive et réanimation, chirurgie.

L’autre nouveauté dans la formation commune à tous les internes, quelle que soit leur spécialité, est l’introduction d’un «enseignement sur les urgences collectives, y compris l’afflux de blessés en grand nombre». Cet enseignement sous forme numérique prendra place après six ou sept ans d’études.

Former aussi le grand public

À côté de la formation professionnelle, les autorités ont encouragé aussi tous les Français à se former aux premiers secours. En 2016 plus de 75’000 personnes, dont une majorité de femmes, ont participé à des sessions de sensibilisation.

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