Brancardier poursuivi pour homicide involontaire

Brancardier poursuivi pour homicide involontaire

Un brancardier poursuivi pour homicide involontaire à Salses le Chateau

Un jeune brancardier comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour homicide involontaire après la mort d’une femme de 86 ans à Salses le Château (Pyrénées-Orientales). La famille lui reproche d’avoir manipulé seul le brancard.

Faut il être deux pour manipuler un brancard ? C’est la question posée devant le tribunal correctionnel de Perpignan ce mardi. Un  ambulancier comparaissait pour homicide involontaire. En juin 2013 à Salses le Château,  le brancard sur lequel se trouvait une femme de 86 ans s’est renversé, la patiente est morte cinq jours plus tard.

« Ça s’est passé tellement vite, je n’ai pas d’explication ». Ce jour là, le jeune ambulancier en contrat d’apprentissage ramène une femme de 86 ans à la maison de retraite après une dialyse à l’hôpital. Son collègue part alors chercher un fauteuil roulant. « Il m’a demandé de préparer le brancard, c’est à dire de le baisser d’un cran, mais il a basculé, j’ai essayé de le retenir, c’était impossible« .

Pour manipuler un brancard, il s’agit de recommandations enseignées lors de la formation. « Ce n’est pas obligatoire, mais c’est la base du métier » lâche le procureur.

« Ce n’est pas obligatoire d’être deux pour manipuler un brancard mais c’est la base du métier »

« Pourquoi n’avez vous pas attendu votre collègue ? » lui demande le président du tribunal. « On le fait souvent seul pour gagner du temps » explique t-il.

Aucun règlement n’oblige les ambulanciers à être deux

Le femme de 86 ans avait eu trois côtes cassées et selon les médecins, ces blessures ont pu participer à la mort de la retraitée, qui avait déjà d’importants problèmes de santé. Depuis, le jeune homme enchaîne les petits boulots, il a dû quitter son poste de pompier volontaire.

La famille de la victime estime que le jeune brancardier a commis une imprudence :  » Quand on interroge les formateurs d’ambulanciers, ils vous disent tous qu’il faut être deux. Il n’a pas respecté les règles de sécurité » explique l’avocate maître Michèle Benhamou-Barrère.

« Il était sous la responsabilité d’un infirmier chevronné, et il avait toujours vu faire ainsi »

Pourtant aucun règlement n’oblige les ambulanciers à être deux selon l’avocat du jeune homme Maître Maurice Halimi, un brancardier qui n’a fait que répondre aux ordres « Ce pauvre garçon était en apprentissage, il travaillait sous le couvert d’un infirmier chevronné et à ce titre, il avait vu des manipulations de civière de cette même manière, il n’a pas eu le sentiment de commettre une imprudence »

La famille de la victime réclame 180 000 euros de dommages et intérêts. Le procureur a requis de la prison avec sursis sans préciser la peine. Le jugement sera rendu le 15 mars.

Lire l’article

About The Author

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*