Catastrophes climatiques: 600.000 morts en 20 ans

Catastrophes climatiques: 600.000 morts en 20 ans

600.000 morts en 20 ans à cause de catastrophes climatiques (ONU)

L’ONU publie un rapport choc pour montrer les effets dévastateurs du changement climatique. Selon les comptes de l’organisation des Nations Unies, les catastrophes climatiques de ces vingt dernières années auraient tué plus de 600.000 personnes. D’où cette mise en garde de l’ONU sur l’urgence de parvenir à un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Parmi l’amoncellement de chiffres contenus dans le rapport, ceux-ci sont plus qu’éloquents : en 20 ans seulement, 606.000 personnes auraient perdu la vie à cause de différents désastres climatiques, et plus de 4 milliards en auraient souffert en étant blessés, en voyant leur maison détruite ou en ayant besoin d’une aide médicale d’urgence.

L’Asie paie le tribut le plus lourd

Les cinq pays les plus affectés, en nombre, par les catastrophes climatiques sont, dans l’ordre : les Etats-Unis (472), la Chine (441), l’Inde (288), les Philippines (274) et l’Indonésie (163). Mais ceux qui paient le plus lourd tribut humain se situent clairement en Asie avec 332.000 morts et 3,7 milliards de personnes affectées à des degrés divers depuis 1995.

Les tempêtes, cyclones et autres ouragans, bien que moins fréquents, sont de loin les plus meurtriers, notamment par rapport aux inondations.

Des catastrophes de plus en plus nombreuses

Par ailleurs, selon l’Organisation des Nations Unies, la fréquence de ces catastrophes semble s’accélérer : « au total, 335 événements climatiques ont été enregistrés chaque années de 2005 à 2014, soit une augmentation de 14% par rapport à la période allant de 1995 à 2004, et c’est presque le double de ce qui était mesuré sur la période 1985-1995″, note l’ONU.

Séismes, inondations, tempêtes : ces catastrophes naturelles meurtrières

Eviter de créer de nouveaux risques

D’où l’urgence de la prise de conscience, souligne l’organisation, par la voix de la dirigeante de l’UNISDR (bureau des Nations Unies consacrée à la réduction des risques), Margareta Wahlström : « A long terme, trouver un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre à la COP 21 sera un pas important pour réduire l’impact destructeur de ces catastrophes naturelles qui sont en partie dues au réchauffement de la planète et à la montée du niveau des eaux », note la responsable de l’UNISDR. Pour le moment, il faut absolument réduire les risques existants et éviter de créer de nouvelles conduites dangereuses en s’assurant que les populations et les investisseurs privés soient assez informés et n’exposent pas davantage les gens et l’économie dans des zones inondables, des endroits sensible ou inadaptés à la présence humaine », a-t-elle encore indiqué.

La responsabilité de la COP 21

La COP 21 s’ouvre à Paris le 30 novembre et dure jusqu’au 11 décembre. Sous l’égide des Nations Unies, 195 pays vont tenter de conclure un accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre avec l’objectif de contenir le réchauffement de la planète à 2°C maximum d’ici la fin du siècle. Un but très loin d’être atteint aujourd’hui.

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