Comment reconnaître un accident vasculaire cérébral?

Comment reconnaître un accident vasculaire cérébral?

L’accident vasculaire cérébral (ou AVC) est la première cause de handicap acquis chez l’adulte. Chaque année, comme le rappelle la campagne d’information lancée à l’occasion de la 10e journée mondiale de l’AVC, 130.000 nouvelles personnes sont victimes d’un AVC et 33.000 en meurent. Comment agir plus vite pour agir mieux? Le docteur Marc Giroud, président de l’association Samu Urgences de France vous donne les signes à repérer pour distinguer un simple malaise d’un AVC.

Le début brutal

Le malaise qui accompagne un AVC survient toujours brutalement, à tel point qu’on peut noter très précisément l’heure à laquelle il survient (ce qui est précieux). Il n’est pas rare que des vertiges et un mal de tête y soient associés, mais la perte de connaissance n’est pas systématique.
Comment le détecter: Si le patient peut parler, lui poser des questions sur l’heure de début du malaise et ses symptômes. Noter précisément les informations que vous pourrez recueillir.

Les troubles de la parole

Une personne qui fait un AVC n’en a pas toujours conscience, mais son langage est perturbé. Elle bute soudain sur des mots qui ne viennent pas, ou se met à chercher des mots du quotidien. Parfois, elle peut même employer des mots à la place des autres. Ces troubles s’accompagnent de difficultés à articuler, avec une élocution difficile et une langue pâteuse.
Comment le détecter: Faites parler le patient. Posez-lui des questions simples mais ouvertes, auxquelles il ne pourra pas se contenter de répondre par oui ou non.

La déformation des traits du visage

La face et ses mimiques deviennent asymétriques en cas d’AVC.
Comment le détecter: Demandez au patient de sourire, de montrer ses dents et de tirer la langue. Au cours de ces grimaces, l’asymétrie est flagrante.

L’atteinte des membres

Après un AVC, on observe une faiblesse brutale d’une moitié du corps, parfois associée à une diminution de la sensibilité. Pour les membres supérieurs, cela peut aller d’un bras engourdi à la sensation d’avoir un bras mort.
Comment le détecter: Tendez les mains et demandez au patient de serrer vos mains dans les siennes et évaluez si la pression est moins forte d’un côté.

Le patient peut-il déceler ses propres symptômes?

Si l’AVC frappe quand le patient est seul, celui-ci peut en reconnaître certains symptômes. Si un ou deux membres d’un même côté du corps ne répond plus, ou si l’on se met à voir double, il ne faut pas hésiter à prévenir les secours. D’autres symptômes peuvent par contre passer inaperçus, comme l’asymétrie faciale ou même les troubles de la parole. Même s’il parle à voix haute, le patient peut ne pas se rendre compte qu’il ne parvient plus à parler normalement.

Que faire?

Appelez le Samu au 15. Décrivez les signes observés et l’heure précise de début des troubles. Cette étape sera très utile pour déterminer le type de traitement à prévoir, en fonction du temps écoulé. En attendant l’arrivée des secours, installez le patient confortablement. S’il a perdu connaissance, installez-le en position latérale de sécurité (allongé sur le côté, la tête légèrement en arrière).

L’accident vasculaire cérébral

Un AVC est un déficit neurologique causé par un problème survenant sur unvaisseau irrigant le cerveau. Dans 80% des cas, ce vaisseau se bouche (AVC ischémique), dans les 20% restants, il se rompt (AVC hémorragique).
Dans le cas d’un AVC ischémique notamment, plus la prise en charge médicale est précoce, plus les risques de mortalité et de séquelles diminuent.

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