De 80 000 à 200 000 € : les ambulanciers réclament des comptes

De 80 000 à 200 000 € : les ambulanciers réclament des comptes

Versailles : 16 ambulanciers de Jussieu Secours réclament des comptes

Ambiance pesante ce lundi au tribunal de Versailles. Luc de Laforcade, le patron de la société d’ambulances Jussieu Secours Versailles, s’est retrouvé face à 14 de ses salariés ou ex-salariés qui ont saisi les Prud’hommes.

Seize ambulanciers et ambulancières au total, dont quatre ont quitté l’entreprise, souhaitent la rupture de leur contrat de travail et réclament d’importantes indemnités (NDLR : de 80 000 € à 200 000 €).

En cause : la feuille de route qui est aux ambulanciers ce que le tachygraphe ou disque est aux routiers. « Elle n’a jamais été mise en place alors même que l’employeur est à l’origine de l’accord-cadre qui l’a rendu obligatoire en 2000 », estime Me Abdelaziz Mimoun, l’avocat des plaignants. Et d’ajouter : « mes clients estiment que les conditions d’exécution du contrat de travail ne sont pas remplies. On a des durées de travail qui dépassent les 70 heures par semaine pour certains. L’inspection du travail a d’ailleurs fait plusieurs rappels à l’ordre sur cette question. »

La décision sera rendue le 20 juinDu côté du conseil de la société, la lecture de la loi est radicalement différente. « Quel tableau cataclysmique nous dresse-t-on de Jussieu Versailles Secours qui existe depuis près de cinquante ans », a ironisé Me Xavier Valla en préambule. Et d’asséner : « Nous avons une feuille de route même si sur le plan formel ça n’est pas strictement le document prévu par l’accord qui parle de modèle. La problématique de forme n’emporte pas le fond. »

La décision a été renvoyée au 20 juin. « Ces seize personnes ne sont pas représentatives de nos 150 salariés », glisse Luc de Laforcade à l’issue de l’audience. Le chef d’entreprise en profite pour tacler le syndicat Force Ouvrière « qui est sortie de la coulisse ». La branche transports et logistique du syndicat, s’est jointe aux plaignants et réclame 10 000 € de dommages et intérêts pour non-respect de l’accord-cadre.

« Vivement le 20 juin car il est temps qu’on parte. L’ambiance est invivable depuis près de deux ans pour nous », glisse un des plaignants en quittant le tribunal.

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