Deuxième équipe médicale du SMUR: urgentistes inquiets

Deuxième équipe médicale du SMUR: urgentistes inquiets

Lensois : les urgentistes inquiets pour la deuxième équipe médicale du SMUR

En octobre, les médecins urgentistes décidaient de ne plus dépasser le quota des quarante-huit heures rémunérées par semaine. Du coup, une seule équipe du SMUR lensois tournait sur le bassin minier. Les urgentistes inquiets ont demandé à l’administration de trouver une solution.

Le contexte.

Début octobre, la majorité des médecins urgentistes signifiaient à l’administration du centre hospitalier de Lens leur décision de ne plus dépasser le nombre d’heures maximum soit 48 h par semaine lissées sur le quadrimestre. « Jusqu’ici, ils étaient à 65-70 heures hebdo, il était logique et louable de prendre cette décision », estime un infirmier-anesthésiste du SMUR. Un peu moins d’un mois plus tard, ils avertissaient à nouveau d’un problème imminent : l’impossibilité d’assurer la constitution d’une deuxième ligne de garde (équipe d’intervention) du SMUR en journée à compter de décembre. « L’administration devait donc chercher des mercenaires (intérimaires, NDLR) pour combler les carences. » Ou proposer aux médecins urgentistes volontaires une rémunération à la hausse au-delà des 48 heures.

La situation inédite.

Mardi, le planning « à trous » rendu par les médecins urgentistes qui respectent désormais leur quota n’avait pas été comblé. La deuxième équipe e du SMUR Lens n’a donc pas pu être assurée, une seule était constituée et prête à intervenir sur le terrain. Les agents du SMUR, très inquiets de voir cette situation se répéter, ont souhaité alerter l’administration et la population.

Les inquiétudes pour l’avenir.

« Le bassin de population va de Leforest à La Bassée et comprend 400 000 habitants, notent des fonctionnaires du SMUR. Comment faire à terme avec une seule ligne de garde pour un tel secteur si cela venait à perdurer ? Avec deux SMUR de Lens, les SMUR d’Arras et Béthune vient déjà en renfort 2 000 fois par an… »

Plusieurs personnes du SMUR de Lens tenaient à tirer la sonnette d’alarme, inquiètes de voir une situation comme celle de mardi se présenter à nouveau voire devenir permanente. « En 2009, une étude avait été faite sur l’impact de la fermeture d’une équipe au SMUR de Lens et elle révélait que ça n’était pas tenable », assure un infirmier-anesthésiste, qui avance l’article 121.3 du code pénal. « Si jamais il arrivait quelque chose faute d’arriver à temps sur une intervention, l’administration du CHL serait à nos yeux responsable pénalement car elle aurait violé l’obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi. Elle est quand même au courant depuis octobre. »

La réaction du CHL.

« Rassurez-vous, toute personne ayant besoin d’assistance sur le secteur lensois a été prise en charge, la régulation est faite par le SAMU à Arras, qui est au courant, tenait à préciser le centre hospitalier de Lens. En temps normal nous avons deux lignes de SMUR en journée et une la nuit. Suite à un problème de disponibilité des médecins, on a dû annuler une ligne de SMUR en journée mardi et mercredi. On est en train d’essayer de trouver une solution. »

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