Enfants jouent avec des seringues: trithérapie d’urgence

Enfants jouent avec des seringues: trithérapie d’urgence

En Bretagne, deux enfants ont joué avec des seringues usagées. Ils ont bénéficié d’une trithérapie préventive d’urgence.

Deux petits garçons âgés de 7 ans jouent sur une aire de pique-nique, située dans le village d’Étables-sur-Mer (Côtes d’Armor). Dans les buissons, ils trouvent des seringues usagées. Quelques heures plus tard, au cours de la soirée, les enfants avouent à leurs parents avoir « joué aux docteurs » avec le matériel médical.

Évidemment, les parents paniquent : le risque, c’est bien sûr le SIDA, un virus qui se transmet essentiellement via le sang. Les enfants sont conduits en urgence à l’hôpital Yves-Le Foll de Saint-Brieuc, où ils bénéficient de tests sanguins. Les médecins décident alors de ne pas prendre de risques et prescrivent une trithérapie préventive aux deux garçons.

La trithérapie d’urgence, c’est un traitement préventif qui est accessible au public français depuis 1998 et remboursé par la Sécurité Sociale. En pratique, il s’agit de prendre des comprimés par voie orale pour éviter une contamination par le VIH. Les professionnels de la santé le recommandent à toutes les personnes qui craignent d’avoir été exposées au virus : son efficacité est estimée à 80 % environ, s’il est pris dans les 48 heures qui suivent la situation à risque.

Prescrit initialement pour une durée de 5 jours, le traitement des deux enfants a été prolongé pour 28 jours. « Beaucoup d’incertitudes subsistent, explique le Dr Claude Beuscart, qui a pris en charge les jeunes patients. Les enfants se sont amusés à appuyer sur le piston des seringues. Or, nous ne savons même pas si ces seringues contenaient du sang. » Le risque de transmission du SIDA est donc considéré comme « intermédiaire ».

Les deux enfants souffrent des effets secondaires de la trithérapie d’urgence. En effet, ce traitement, s’il est efficace, engendre également certains maux : diarrhée, nausées, maux de ventre etc. Choquée, la famille envisagerait de porter plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

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