Fermeture de nuit de l’urgence

Fermeture de nuit de l’urgence

Forte mobilisation contre la fermeture de nuit de l’urgence à Grand-Sault

Les craintes entourant la fermeture prochaine de la Cour provinciale de Grand-Sault et les rumeurs persistantes quant à la possibilité de fermeture des services d’urgence pendant la nuit à l’Hôpital général de Grand-Sault ont mené à une mobilisation importante de la part de citoyens de la région.

Une foule imposante, évaluée à plus de 200 personnes, s’est réunie dans la salle du conseil de l’Hôtel de Ville de Grand-Sault, à l’invitation du Comité S.É.S. (Santé-Éducation-Services) qui y est allé pour l’occasion d’une rencontre publique d’information.

De fait, la foule était telle que près de la moitié des gens présents ont dû se résoudre à écouter durant près de trois heures les différents intervenants à partir du hall d’entrée de l’immeuble.

D’entrée de jeux, le maire de Grand-Sault, Richard Keeley, a de nouveau réclamé  une rencontre entre les membres du conseil municipal  et le ministre de la Justice Stephen Horseman au sujet de la cour de Grand-Sault, qui doit cesser ses activités le 1er novembre.

«Ce n’est pas la première fois que la Cour à Grand-Sault est appelée à fermer. Le conseil attend toujours une rencontre avec le ministre afin d’obtenir des détails sur cette fermeture», a indiqué Richard Keeley.

Celui-ci a laissé entendre que des démarches juridiques pourraient être entreprises afin de contrer cette fermeture. «Un avis juridique à ce sujet sera demandé au Barreau», a affirmé le maire de Grand-Sault.

Tina Lagacé-Rivard, la présidente de l’Association du barreau du comté de Victoria, a pour sa part indiqué que le gouvernement fait fausse route en pensant pouvoir économiser grâce à la fermeture de la cour à Grand-Sault et le transfert des activités à Edmundston.

«Nous sommes d’opinion que la fermeture de la cour est illogique et ne mènera pas à des économies à court, moyen ou long terme», estime l’avocate de Drummond, qui dénonce également le laxisme en matière de sécurité à la cour d’Edmundston.

«La cour est située dans un centre commercial, les juges, les accusées, les témoins, les avocats, tout le monde entre et sort par la même porte. C’est la cour la moins sécuritaire qu’il y a au Nouveau-Brunswick», affirme Tina Lagacé-Rivard, dont le discours a été chaudement applaudi par les citoyens présents à la rencontre.

L’avenir de l’Hôpital régional de Grand-Sault a également fait l’objet de nombreuses discussions. Même si aucune annonce gouvernementale n’a été faite récemment à son sujet, plusieurs craignent la fermeture à court terme des services d’urgence pendant la nuit.

La semaine dernière, plusieurs médecins de l’établissement de santé ont dit publiquement craindre que cette fermeture mène éventuellement à plus d’une centaine de décès par année en raison de la distance de 63 km qui sépare les hôpitaux de Grand-Sault et d’Edmundston.

«Les soins doivent être maintenus. S’il y a des services qui doivent éventuellement être offerts à l’Hôpital régional d’Edmundston, le personnel médical devra suivre. Il n’y aura pas d’économie importante à réaliser» a quant à lui indiqué Aldéo Gagnon, du comité communautaire de la santé de l’Hôpital général de Grand-Sault.

Présent à la réunion publique, le député provincial de la circonscription Victoria-la-Vallée, Chuck Chiasson, a affirmé comprendre les inquiétudes de la population de la région qu’il représente.

«Ce qui touche les familles de la région touche également la mienne, qui réside aussi ici», a affirmé le député, tout en réitérant son intention de défendre les intérêts de la population auprès du gouvernement à Fredericton.

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