Guinée: doit-on craindre le retour d’Ebola ?

Guinée: doit-on craindre le retour d’Ebola ?

Deux morts et un malade suspect à N’zérékoré : doit-on craindre le retour d’Ebola ?

Un mari et son épouse sont décédés et leur enfant est souffrant d’une maladie dont les symptômes rappellent la grave maladie à virus Ebola dans la sous-préfecture de Koropara, située à 45 kilomètres du centre-ville de N’zérékoré, a appris Guineematin.com des sources locales.

Evidemment, il est imprudent d’annoncer quoi que ce soit à ce stade des constats, étant donné qu’aucune donnée médicale déterminé les causes exactes de cette maladie « mystérieuse ». Surtout que les mêmes symptômes peuvent aussi provenir d’autres maladies comme le choléra, le charbon, l’intoxication alimentaire et bien d’autres maladies.

Mais, selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le chef du poste de santé de Koropara qui a alerté la Direction préfectorale de la santé (DPS) de N’zérékoré qui, à son tour, a porté l’inquiétante information à la coordination de riposte et aux autorités administratives locales.

Seulement, au moment où une équipe d’urgence de la croix rouge de N’zérékoré s’apprêtait à aller sur les lieux pour effectuer des prélèvements (seulement moyen de faire des tests pour déterminer la maladie) qu’un autre message est parvenu aux autorités annonçant que les populations locales sont déjà dressées contre toute présence de la croix rouge et finalement contre toute personne « étrangère » des lieux.

Etant dans la même zone que Womey (où une révolte anti Ebola avait entraîné l’assassinat de huit personnes dont trois hommes de médias), les autorités ont pris très au sérieux ces menaces et se concertent pour le moment avant de décider de l’attitude à prendre, étant entendu qu’il y a aussi une urgence à trouver une entrée à Koropara pour déterminer les causes réelles de cette maladie « mystérieuse ».

Enfin, l’absence du sous-préfet, du maire et du maire adjoint fait qu’il n’y a aujourd’hui d’interlocuteurs à Koropara que les populations à la base, ce qui ne peut que rendre plus compliqué les « négociations » pour accéder à la localité. « Sachez que les gens ne s’opposent pas seulement aux agents de la croix rouge ! Ils n’acceptent personne actuellement et ils sont très menaçants», a précisé un informateur de Guineematin.com.

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