Incidents à Air France: violences inacceptables

Incidents à Air France: violences inacceptables

Le chef de l’État français a dénoncé, les violences « inacceptables » visant des membres de la direction d’Air France commises en marge de la réunion du comité central d’entreprise, au cours duquel la suppression de 2 900 postes a été confirmée.

« Ça compte, le dialogue social. Et quand il est interrompu par des violences, des contestations qui prennent des formes inacceptables, on voit ce que ça peut avoir comme conséquences sur l’image, sur l’attractivité » du pays, a-t-il déclaré lors de l’inauguration de l’École nationale supérieure maritime au Havre. Et de plaider pour un « dialogue social apaisé ». Il faut, a-t-il insisté, « un dialogue responsable avec un patronat qui prend les décisions qui sont attendues et des responsables syndicaux qui jouent la carte, la seule possible, celle du compromis et de la négociation ».

De son côté, Manuel Valls s’était dit, dès lundi, depuis le Japon, « scandalisé par les violences inacceptables » et avait exprimé « tout son soutien » à la direction de la compagnie aérienne.

Le Premier ministre est arrivé mardi peu avant 11 h au siège d’Air France, à Roissy, où il doit rencontrer les membres de la direction, et en particulier les personnes agressées, avant de tenir un point-presse.

La situation a dégénéré à Air France, lundi, avec l’agression du directeur des ressources humaines par des manifestants ayant envahi la réunion du CCE. Sous des cris de « À poil, à poil », « Démission », Xavier Broseta s’est retrouvé torse nu, chemise en lambeaux, avant de s’échapper en escaladant un grillage. Pierre Plissonnier, responsable de l’activité long courrier à Air France, a été pris à partie de la même manière. Les images de l’homme chargé de superviser le plan social tentant d’échapper aux manifestants qui lui ont arraché la chemise ont fait le tour des réseaux sociaux et des médias étrangers.

L’incident a fait au total sept blessés, dont un grave, un vigile, selon un porte-parole de la compagnie aérienne. Lundi, la direction d’Air France a décidé de déposer plainte pour « violences aggravées ».

Une enquête en flagrance a été ouverte, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bobigny. Elle a été confiée à la police aux frontières, compétente en zone aéroportuaire.

Au CCE, la direction a confirmé la mise en œuvre d’un plan « alternatif » au projet de développement « Perform 2020″, décidé après l’échec de négociations avec les navigants sur de nouveaux efforts de productivité. Ce « plan B » menacerait 2 900 postes : 300 chez les pilotes, 900 chez les PNC (hôtesses et stewards) et 1 700 chez les personnels au sol.

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