La situation des urgentistes pourrait faire des envieux et causer des problèmes

La situation des urgentistes pourrait faire des envieux et causer des problèmes
Paris, France – RE-ACTUALISATION – La circulaire de décembre 2014 fixe les modalités de travail des praticiens hospitaliers urgentistes, mais ses conséquences n’ont pas été anticipées. Trois présidents de conférences des présidents de commission médicale d’établissement (CME), les Drs Frédéric Martineau (président de la conférence des présidents de CME de CH), Christian Muller (président de la conférence des présidents de CME de CHS) et le Pr Guy Moulin (président de la conférence des présidents de CME de CHU) ont écrit fin avril 2015 à la Ministre de la Santé afin de leur faire part de leurs craintes concernant « la complexité du système » et l’« authentique changement de paradigme pour le monde hospitalier ».

Ils soulignent que « d’autres catégories de praticiens hospitaliers pourraient s’estimer en droit d’en réclamer l’application … Or les conséquences organisationnelles, démographiques, mais aussi sociologiques et financières … n’ont fait l’objet d’aucune étude d’impact… Les besoins en termes médicaux seraient considérables… Nos établissements doivent (déjà) appliquer la réforme du régime des gardes et astreintes du 8 novembre 2013 et celle du temps de travail des internes dans un calendrier extrêmement contraint et sans accompagnement financier …

Les médecins hospitaliers alertent sur « le risque de fracture des communautés médicales suite à des mesures catégorielles…. (il y a ) un danger à voir de nouveau s’isoler les structures d’urgence du reste de la communauté hospitalière … alors qu’elles étaient majoritairement positionnées au centre de la stratégie d’organisation des établissements ».

Et de conclure, « la cohésion des praticiens hospitaliers est pourtant, à l’évidence, une des conditions de la qualité de notre système de soins…nous souhaitons la mise en place de mesures opérationnelles, dans un calendrier réaliste, à l’heure de l’application de la loi de modernisation de notre système de santé ».

30 décembre 2014; Paris, France – Ils furent les premiers à débuter le mouvement de grève des médecins de cette fin d’année, le 22 décembre, et les premiers à mettre fin à leur mouvement social, le 23 décembre. Au terme d’une grève éclair d’une journée, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), menée par Patrick Pelloux, annonçait la signature d’un accord historique avec les pouvoirs publics puisque leurs principales revendications ont été prises en compte par le ministère de la santé. Pour rappel, l’Amuf réclamait le décompte horaire du temps de travail (actuellement comptabilisé en demi-journée), le paiement en heures supplémentaires des heures effectuées entre 39 h et 48 h hebdomadaires, et une indemnisation de sujétion identique pour les gardes, quel que soit le statut du médecin : praticien hospitalier, praticien à diplôme hors Union européenne (Padhue), PU-PH. L’Amuf a de fait été entendue sur les deux premiers points.

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