A la télé les pionniers de l’urgence

A la télé les pionniers de l’urgence

Hier soir, sur France 2, à 20h55, dans un nouveau numéro consacré à la médecine d’urgence, le « doc journaliste » Michel Cymes nous amène sur les traces des pionniers de la médecine d’urgence née sur les champs de bataille. C’est donc en compagnie des héritiers de cette médecine d’aujourd’hui, des médecins militaires des Forces Armées en Guyane, que Michel Cymes nous embarque!

L’immersion avec les médecins militaires des Forces Armées en Guyane

Au cœur de la forêt amazonienne, que l’on n’atteint qu’en pirogue ou en hélicoptère, Michel apprend le sauvetage au combat. Il s’entraîne, avec les jeunes médecins, au rapatriement d’urgence en hélicoptère. Au cours d’une mission « Harpie » contre l’orpaillage illégal, dans la partie la plus reculée de la forêt, nous découvrons aussi les conditions sanitaires effroyables dans lesquelles vivent ceux que l’on appelle les Garimperos, ces ouvriers misérables, exploités par des commanditaires brésiliens : quand l’urgence incite la médecine militaire à se faire Au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni, Michel découvre, en compagnie du Dr Guillaume (médecin militaire venu prêter main forte aux médecins civils) une pratique médicale hors norme, rendue complexe par un territoire difficile d’accès et des risques infectieux décuplés.

Les pionniers de la médecine d’urgence

À l’origine des ambulances, de la transfusion sanguine, ou de la réanimation il y a des médecins de génie qui ont eu l’audace nécessaire et la bonne intuition, au bon moment. Ce sont ces moments charnières auxquels l’émission donne corps grâce à des évocations historiques (reconstitutions de batailles, de laboratoires d’époques, reproduction des gestes médicaux avec du matériel d’époque…), et avec la complicité des plus grands spécialistes (Alain Deloche, Jean-Noël Fabiani, Xavier Emmanuelli…).

Dominique Larrey, le père de l’ambulance, fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats que l’on laissait mourir sur le champ de bataille. Soutenu par le jeune Napoléon, il fut l’inventeur des premières ambulances tirées par des chevaux, pour aller récupérer les blessés au plus près des combats, augmentant ainsi de façon spectaculaire les chances de survie des combattants. Les ambulances de Larrey ont traversé le temps, et dépassé le cadre militaire pour gagner les rues. A commencer par celles de Manhattan, qui, grâce à un autre médecin militaire, Edward Barry Dalton, fut la première ville au monde à inaugurer un système de SAMU à la fin du 19ème siècle. Une histoire méconnue qui nous est racontée depuis les rues de New-York, en prenant place tour à tour dans une ambulance de l’époque, conservée à l’hôpital Bellevue et dans une ambulance actuelle lancée toutes sirènes hurlantes dans les rues de Brooklyn.

William Kouwenhoven, l’inventeur du massage cardiaque – Années 60, aux Etats-Unis, ce médecin étudie le rythme cardiaque d’un chien quand, d’un seul coup, l’animal fait un arrêt cardiaque. Kouwenhoven court chercher un défibrillateur électrique en ordonnant à son assistant (intuition de génie !) de comprimer le thorax du chien dans un mouvement régulier en attendant son retour. Le massage cardiaque était né. Le geste qui a sauvé l’animal a par la suite été formalisé, théorisé, puis complété par le bouche à bouche pour donner la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Ignace Semmelweis : l’aseptie avant la lettre – Méprisé par ses pairs, raillé par ses contemporains au point de finir seul et fou dans un asile, Semmelweis avait pourtant eu avant tout le monde, au 19ème siècle, l’intuition que les mains des médecins pouvaient véhiculer des particules dangereuses d’un patient à l’autre. Il a passé sa vie à prêcher dans le vide pour que les médecins appliquent un geste tout simple, mais qui pouvait sauver des milliers de vies, un geste qui est aujourd’hui le premier réflexe des chirurgiens comme des urgentistes : le lavage de mains.

Des découvertes capitales reproduites aujourd’hui

Dans ce nouveau numéro d’Aventures de médecine, Michel Cymes reproduit avec des scientifiques d’aujourd’hui, dans un laboratoire reconstitué, les expériences des siècles passés qui ont abouti aux plus grandes découvertes. Avec l’urgentiste Gérald Kierzek, vous découvrirez les techniques les plus farfelues qui étaient utilisés aux 18ème et 19ème siècle pour réanimer un noyé, avant que la RCP ne soit mise en place. Avec le cardiologue Alain Deloche, nous décrypterons les anomalies du cœur, entendues pour la première fois par le Dr Laennec, inventeur du stéthoscope à la fin du 18ème. Avec la biologiste Laurence Delugin, vous comprendrez comment Karl Landsteiner a découvert et classifié les groupes sanguins, rendant possible la transfusion sanguine qui sauve encore aujourd’hui des milliers de vie chaque année.

Des témoignages poignants

L’explosion, la douleur, le sauvetage in extremis, la perte de ses jambes… le Lieutenant Colonel Catelin ne pourra jamais l’oublier. Il nous raconte, avec toute la dignité du combattant, son expérience en Afghanistan, et la façon dont il a pu être sauvé grâce aux procédures d’urgence du sauvetage au combat. C’était il y a 15 ans, mais lorsqu’elle le raconte, l’émotion est intacte : Véronique Bouis a sauvé son fils (alors âgé de 3 ans) de la noyade grâce aux gestes de premier secours qu’elle avait appris des années auparavant. Des gestes encore trop peu enseignés en France, alors qu’ils font de chacun d’entre nous les premiers alliés des médecins urgentistes.

Lire l’article

About The Author

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*