L’assistant de régulation médicale, le médecin régulateur et les ambulanciers

L’assistant de régulation médicale, le médecin régulateur et les ambulanciers

L’assistant de régulation médicale est le premier interlocuteur de toute personne qui compose le 15. Le rôle de l’ARM est de savoir imposer la structure de l’appel. Cette nécessité est aujourd’hui renforcée par une tendance évolutive de la profession vers une judiciarisation de la fonction et une mise en cause plus fréquente des temps de réponse ou des modalités d’intervention des secours.

Au même titre que l’ambulancier, l‘ARM est un maillon de la chaîne des soins. Son rôle s’inscrit dans donc dans la continuité de la chaîne des soins.

Dans le cadre de leur participation à l’urgence pré hospitalière, les ambulanciers sont quotidiennement en contact avec les assistantes  de régulation médicale (ARM) ; ce qu’attend le médecin régulateur de l’ARM, ce qu’attend l’ARM des ambulanciers ?

Pour repondre à ces questions Emergency Live, en collaboration avec U.N.A.R.M. reporte ci-dessous l’article de M Yves Lambert de Turbulance

Ce qu’attend le médecin régulateur de la part de l’ARM ?

rôle pré hospitalier de l'arm

Afin d’assurer un traitement optimal à chaque affaire, le médecin régulateur attend d’un ARM qu’il hiérarchise les appels en fonction de leur degré d’urgence. L’ARM doit recueillir une information fiable qu’il transmet au médecin régulateur avec précision après s’être assuré que l’appelant, particulier, pompier ou ambulancier, a été correctement écouté, compris et pris en charge. Il doit ensuite appliquer les décisions médicales prises par le médecin régulateur. Il doit veiller à la continuité des soins en s’assurant du suivi des effecteurs médicaux et non-médicaux.

La mise en cause plus fréquente des temps de réponse ou des modalités d’intervention  des moyens d’urgence oblige les permanenciers à une rigueur dans la mise en place de la traçabilité de la gestion d’une affaire et conditionne en partie leurs attentes.

Ce qu’attend l’ARM de la part des ambulanciers ?

POMPIER-SAMU

Une régulation médicale est un milieu clos, stressant et nécessitant une attention soutenue. Le permanencier attend donc de son interlocuteur la transmission de messages clairs et concis.

Les attentes vis-à-vis du coordinateur ATSU ou du régulateur de l’entreprise d’ambulances

clichés généralistes

En fonction des départements et des périodes (jour, nuit week-end et jour férié), les ARM sont en contact avec le coordinateur ATSU, le régulateur de l’entreprise d’ambulances ou encore les ambulanciers intervenant sur le terrain. Les attentes de l’ARM restent néanmoins identiques.

Tout d’abord, le permanencier compte sur la réalité des moyens disponibles avancés et des délais d’intervention annoncés. Ces données ont un impact organisationnel direct sur la régulation médicale (choix de l’intervenant et degré d’urgence) et un impact indirect sur la confiance entre les services.

Par ailleurs, pour des raisons médicolégales, dans le cadre d’une traçabilité de la gestion d’une affaire, le PARM attend de la régulation ATSU une remontée en temps réel de l’ensemble des codes états mentionnés précédemment.

Les attentes vis-à-vis de l’ambulancier

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Lorsque l’ambulancier contacte la régulation du SAMU, il doit dans un premier temps permettre au permanencier d’identifier précisément l’affaire concernée par numéro d’appel ou de fiche, éventuellement par la commune d’intervention. L’ARM gère simultanément un nombreux important de cas et ne peut pas perdre du temps à rechercher l’affaire concernée.

Cette gestion d’appels multiples nécessite ensuite un bilan structuré, complet, précis, concis (avec vocabulaire professionnel commun aux ambulanciers et aux permanenciers).

Ce bilan ne doit pas se limiter à la simple transmission de constantes. Les ambulanciers sont les yeux et les oreilles du médecin régulateur qui prendra une décision… Il serait inacceptable d’émettre un bilan volontairement aggravé pour obtenir une équipe médicale.

Attention, ce n’est pas l’ambulancier qui demande une équipe médicale, mais le médecin régulateur qui déclenche celle-ci selon avis médical basé notamment sur les éléments du bilan clinique transmis par l’ambulancier.

A l’inverse, un bilan anarchique ou incomplet, ou encore délivré sur un ton hésitant et laissant supposer un manque de maîtrise des événements pourrait pousser le médecin régulateur à envoyer une équipe médicale.

C’est pourquoi les bilan doivent être structuré et énoncés posément, surtout en situation critique. Si donc la qualité d’un bilan a pour conséquence directe sur la régulation médicale la mobilisation ou non d’une équipe médicale, c’est aussi un des facteurs de confiance du SAMU vis-à-vis des ambulanciers par le retour d’informations de l’équipe médicale qui se sera déplacée ou des personnels qui accueilleront le patient.

Par ailleurs, il est important de rappeler que le bilan ambulancier fait partie intégrante du dossier médical du patient et sera donc consulté en cas de complication lors du déroulement de l’intervention.

Source: Turbulance – M Yves Lambert

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