Les patients oublient leur rendez-vous chez les médecins

Les patients oublient leur rendez-vous chez les médecins

Trop de patients oublient leur rendez-vous chez le médecin, ce qui perturbe l’organisation quotidienne des praticiens et pénalise des malades, a relevé lundi l’Union régionale des professionnels de santé d’Ile-de-France (URPS), qui appelle à une prise de conscience du grand public.

« Quarante minutes de consultation par médecin sont perdues chaque jour en Ile-de-France », à cause de l’absentéisme des patients, a calculé l’URPS, qui a mené une enquête en février et obtenu les réponses de 2.822 médecins libéraux (hors chirurgiens, gériatres et néphrologues). Ne pas respecter les rendez-vous pris pénalise l’ensemble des patients, affirme l’URPS, car cela empêche « la prise en charge d’autres patients ».

Oubli ou indélicatesse? Les médecins ont dressé le « profil » de l’absentéiste. Les patients qui oublient leur rendez-vous sont principalement de nouveaux patients venant pour un premier rendez-vous (39%), des patients en tiers payant (23%) ou dont le rendez-vous est programmé depuis plus de 15 jours (22%).

En moyenne, 71% des médecins qui ont répondu à l’enquête constatent un ou deux rendez-vous non honorés chaque jour, 23% en comptent plus de trois.

Toutes les spécialités ne sont pas affectées de la même manière. Les radiologues sont les plus touchés (60% ont plus de trois rendez-vous non honorés par jour), suivis par les dermatologues (49%) et les ophtalmologues (40%). L’étude pointe également des variations selon les départements d’Ile-de-France : plus d’absentéisme en Seine-Saint-Denis (42%) et le Val d’Oise (33%), et moins à Paris (20%).

Pour prévenir ces ratés, 41% des praticiens prennent davantage de rendez-vous qu’ils ne peuvent en recevoir sur certains créneaux,  au risque d’être parfois en « surbooking ». D’autres adoptent un système de rappel téléphonique, mail, SMS (59% des médecins ayant répondu à l’enquête).

Autre mauvaise habitude constatée : l’afflux de demandes de soins non prévus, concentrées pour « 97% en fin de journée, de 18H00 à 20H00″, qu’ils ont du mal à satisfaire. Une tendance qui s’explique par « l’instantanéité sociétale, éloignée du besoin réel des malades », selon l’URPS qui préconise « d’éduquer les patients sur la notion d’urgence via la prévention, l’éducation pour la santé ».

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