Maladie de Lyme, medécins signez l’appel !

Maladie de Lyme, medécins signez l’appel !

« Madame la ministre, il y a urgence », le cri d’alarme de 100 médecins sur la Maladie de Lyme

Transmise par les tiques, la maladie de Lyme provoque d’intenses douleurs pouvant aller jusqu’à la paralysie et la démence. En pleine expansion, elle n’est pourtant pas reconnue en France. Dans « l’Obs », plus de 100 médecins lancent un appel d’urgence au gouvernement.

Ils lancent l’alerte. De plus en plus souvent, ces médecins sont confrontés à des malades qui errent des années d’hôpital en hôpital. Paralysés, souffrant de douleurs musculaires et articulaires, on leur a diagnostiqué à tort un Alzheimer, une sclérose en plaques ou une spondylartrite. Ils sont en fait atteints de la maladie de Lyme chronique, transmise par les tiques.

Une maladie non reconnue en France, sous-diagnostiquée, que la Sécu rechigne à prendre en charge. Et pourtant en forte expansion. Le gouvernement annonce un plan d’action national pour septembre. Opération de com’ ou réelle prise en compte de cette épidémie cachée ? Dans « l’Obs », plus de cent médecins, emmenés par le professeur Christian Perronne, chef du service infectiologie de l’hôpital de Garches (93), lancent un appel d’urgence à la ministre de la Santé.

« Vous annoncez un plan d’action national contre la maladie de Lyme pour septembre 2016. C’est un premier pas timide vers la reconnaissance officielle de la maladie de Lyme chronique. Mais il y a urgence. Nous, médecins soignants, généralistes et spécialistes, par la présente pétition, nous exigeons :

– Des financements publics pour améliorer les tests de diagnostic, actuellement non fiables. Des plaquettes officielles du gouvernement prétendent par exemple que le test actuel dépiste 100% des maladies de Lyme dans leur forme articulaire. C’est faux.

– La prise en compte de la détresse morale majeure mais aussi socio-professionnelle de ces patients en errance diagnostique pendant plusieurs mois ou années. Certains sont obligés de dépenser des fortunes pour se faire soigner à l’étranger. D’autres choisissent le suicide. Ces patients doivent pouvoir avoir accès au statut de l’affection longue durée (ALD) et au remboursement à 100% de leurs traitements.

– L’arrêt des poursuites contre les médecins qui ne suivent pas les recommandations officielles (consensus de 2006) pour soigner leurs patients.

– La prise en compte des récentes données scientifiques afin d’aboutir à un nouveau consensus thérapeutique adapté.

– La création d’unités hospitalières spécialisées Lyme avec, à terme, des instituts labellisés, aussi bien pour la recherche fondamentale que pour la recherche clinique.

– Des financements publics pour la recherche sur les maladies vectorielles à tiques.

Nous n’imaginons pas que ce processus se fasse sans la participation des associations de malades.  »

Fédération française contre les Maladies vectorielles à Tiques (incluant trois associations, des médecins et des chercheurs), Lyme sans Frontières et plus de 100 médecins.

Pour les médecins souhaitant signer cet appel, merci d’envoyer votre nom, spécialité, adresse et numéro RPPS ou ADELI à maladiedelyme@nouvelobs.com

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