Marijuana médicale : Vancouver doit faire des pirouettes pour réglementer les dispensaires

Marijuana médicale : Vancouver doit faire des pirouettes pour réglementer les dispensaires

Le conseil municipal de Vancouver veut réglementer les dispensaires de marijuana sur son territoire, mais son pouvoir est limité.

« La Ville n’a pas le pouvoir de réglementer la vente de produits; tout ce que nous pouvons faire est de réglementer l’utilisation qui est faite des terres », explique un porte-parole de la municipalité, Tobin Postma.

Vancouver veut créer une nouvelle catégorie de permis d’entreprise, un permis pour lequel les intéressés devront débourser 30 000 $. La municipalité veut également bannir les dispensaires de marijuana de certains secteurs de la ville et les interdire à moins de 300 m des écoles, des centres communautaires et d’un autre dispensaire.

Le tout dans le but d’assurer la sécurité du public tout en donnant l’accès nécessaire à la marijuana médicale, explique un rapport préparé par les employés municipaux.

Le conseil municipal a demandé que des audiences publiques aient lieu pour que les citoyens puissent se prononcer au sujet des dispensaires.

Vancouver a également ignoré le gouvernement fédéral, qui lui demandait de fermer ces entreprises. Ottawa les qualifie d’illégales, car elles sont nombreuses à vendre à des personnes qui n’ont pas obtenu le droit de se procurer de la marijuana médicinale.

Certains dispensaires, comme les 10 succursales de la Weeds Glass and Gifts, demandent une pièce d’identité. Ils exigent aussi une preuve que le client souffre d’une condition médicale aux symptômes traitables par la marijuana. Cette preuve peut être une ordonnance pour un médicament antidouleur ou une bouteille de pilules contre la dépression.

Certains dispensaires n’en demandent pas autant et certains mettront le client en communication via Skype avec un naturopathe qui offrira un diagnostic. Peu nombreux sont ceux qui exigent que le client présente une prescription de son médecin de famille.

La police de Vancouver concentre ses efforts de lutte antidrogue aux crimes violents, explique son porte-parole, l’agent Brian Montague. Les policiers interviendront toutefois auprès des dispensaires s’ils sont soupçonnés de servir des mineurs ou d’être liés aux groupes criminels.

La Société club compassion de la Colombie-Britannique, le plus ancien dispensaire de Vancouver fondé en 1997, exige qu’un formulaire lui soit envoyé directement du cabinet du médecin du client. Ses employés communiquent ensuite avec le médecin en question pour vérifier l’authenticité de l’ordonnance et ses titres avant d’accorder un rendez-vous au client.

La porte-parole de la Société note que ses services sont destinés aux personnes malades. Elle soutient que les dispensaires qui cherchent des clients qui consomment pour le plaisir devraient afficher leurs couleurs.

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