Médecins du monde lance son cri contre la guerre à Alep

Médecins du monde lance son cri contre la guerre à Alep

« Mais qu’attend la communauté internationale pour ouvrir les yeux et réagir face à cette situation qui s’apparente à un massacre de masse ?

STOP, il est de notre devoir, nous, Médecins du monde, de dénoncer avec force cette escalade de la violence qui se fait dans l’impunité la plus totale !

Nous Médecins du monde sommes tous des Médecins d’Alep. Nous ne pouvons pas tolérer que nos confrères et les Aleppins soient pris pour cible dans ce jeu macabre.

Nous demandons à la communauté internationale de réagir immédiatement et vigoureusement face à cette urgence absolue »

Chaque jour, une centaine de personnes meurent, pour la plupart des civils. Sans compter les milliers de blessés, qui finiront aussi par mourir ou resteront gravement et définitivement mutilés, car il ne reste presque plus de structures de santé qui puissent les prendre en charge. Dans cette partie de la ville où 300 000 habitants survivent, il ne reste que 4 hôpitaux, qui fonctionnent dans des conditions extrêmement difficiles.

La trentaine de médecins héroïques qui ont survécu et qui sont restés est dans l’impossibilité d’exercer des soins adaptés. Les blessés affluent, emmenés par des proches ou par les volontaires des « casques blancs » qui, à chaque bombardement, se ruent pour les sortir des gravats et pour leur apporter les premiers secours.

Certaines opérations sont réalisées à même le sol, faute de médicaments ; des amputations de sauvetage sont réalisées sans anesthésie, de nombreux blessés meurent d’hémorragie car il n’y a plus de poches de sang pour les transfuser, les appareils manquent ou sont à l’arrêt, il n’y a plus d’électricité depuis des mois et l’essence manque pour faire fonctionner les générateurs.

Ces médecins, ces braves, se résignent à sauver ceux qui ont le plus de chance de survivre pendant que d’autres meurent sous leurs yeux. Quelle folie que ces scènes d’horreur qui sont le quotidien de ces derniers médecins qui résistent. Ils savent qu’ils sont ciblés et au moindre bombardement, sont terrifiés à l’idée qu’ils risquent d’être les victimes du suivant. Leur vie ne tient qu’à un fil, mais ils restent pour ne pas abandonner ces centaines de civils qui affluent chaque heure, et dont le seul espoir de survie repose sur eux. Mais pour combien de temps encore ?

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