Comme s’intégrer au Grimp: les tests physiques

Le Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux (Grimp) est une unité spécialisée dans la reconnaissance et le sauvetage en milieu extrême souvent à haute altitude et dangereux pour les équipes traditionnelles de sapeurs-pompiers. Pour intégrer le groupe il faut faire preuve d’un certain nombre d’aptitudes. Les testes de sélection sont particulièrement exigeants. Dans la première partie les candidats sont dans la foret pendant une journée, durant laquelle ils ne seront pas ménagés. Quels sont les différents étapes de la sélection, sur quels critères les candidats seront-ils jugés ?
 
« N’ayez pas peur sur ce s’on va vous faire faire. C’est un principe qu’on a : pour nous il est hors de question qu’il y ait des blessés à l’issue de la sélection dus à l’inadvertance de notre part. » dit adjudant Juan Montiel, le chef du Grimp.
 
Intégrer le Grimp – un aboutissement dans la carrière pour de nombreux sapeurs-pompiers. Parmi toutes les candidatures seulement 20 ont été retenus. Nous allons les suivre pendant les différentes phases de sélection, ils vont passer 48 heures de tests, pendant lesquels chacun devra se dépasser, aller au bout de ses limites. Seuls les meilleurs resteront. Ils vont devoir démontrer leurs capacités physiques et mentales, mais surtout savoir gérer leurs efforts.
 
« Le plus dur à la forêt c’était vraiment le passage de cordes, très physique, beaucoup de cardio, le passage de la buse, pas mal d’activités différentes, et c’est là ou il fallait vraiment gérer son effort, pour ne pas être épuisé par une autre activité. Je pense qu’il faut être bien préparé pour ce stage, c’est sûr. Moi, je me suis préparé sur 4 mois à peu près avec une perte de poids, beaucoup de sports », dit Antony Egaux, candidat auч sélections Grimp
 
Bonne préparation sportive est indispensable, mais pas seulement. Le Grimp recherche avant tout des recrues au mental d’acier et avec un fort esprit de cohésion, critère essentielle notamment pour les interventions complexes qui les attendent.
 
Le caporal-chef Cédric Renaud raconte : « Le plus difficile pour les stagiaires n’est pas les épreuves elles-mêmes, c’est la cumulation de toutes ses épreuves l’une derrière l’autre et la succession d’efforts physiques qui leur sont demandés qui est compliquée. Et comme on est en forêt, ils n’ont aucune notion de temps et de l’heure qu’il est pendant l’épreuve, donc pour eux, ils sont dans l’incertitude de savoir quand ça va se terminer et quand ils seront tranquilles ».
 
Etre musclé, cela ne suffit pas, il faut avoir aussi une grande capacité d’adaptation pour faire face à tous les types de situations. Testes d’endurance, capacités physiques et mentales – rien ne leur a été épargné. A l’issue de cette première partie de sélection il y a malheureusement un échec. Pour les autres l’aventure continue; dans le seconde épisode les candidats seront à nouveau testés dans des conditions proches de réelles. Ils devront brancarder dans les catacombes et escalader une partie de la Tour Eiffel.

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