Réfugiés syriens, urgence médicale au Liban

Réfugiés syriens, urgence médicale au Liban

Les Nations Unies ont sollicité 1,7 milliard USD pour le Liban en 2014, dans le cadre d’un appel de fonds d’un montant de 4,2 milliards USD en faveur des réfugiés syriens. À ce jour, elles n’ont obtenu que 17 % de ces fonds. Conséquence de cette « apathie internationale » : Arif, 12 ans, brûlé aux jambes, n’a pas pu bénéficier des soins subventionnés par les Nations unies. Son cas s’est aggravé, ses jambes se sont infectées et ont gonflé.

Une situation que ne parvient pas à régler le HCR, faute de financements suffisants de la communauté internationale.

Conséquence de cette «apathie internationale» : Arif, 12 ans, brûlé aux jambes, n’a pas pu bénéficier des soins subventionnés par les Nations unies. Son cas s’est aggravé, ses jambes se sont infectées et ont gonflé. Arif a finalement pu être opéré grâce à l’intervention d’une association. Mais 13 autres opérations chirurgicales sont nécessaires. Faute d’équipement spécialisé au Liban, seul un départ à l’étranger peut lui permettre de recevoir ces soins. Le HCR doit assurer la subvention des soins pour les réfugiés. Faute de moyens financiers suffisants, des critères restrictifs ont été imposés. Le HCR et ses partenaires assurent les besoins primaires et interviennent dans des situations d’urgence. Cependant, de l’avis du personnel humanitaire travaillant dans le domaine de la santé sur le terrain, si les fonds humanitaires étaient plus élevés, les restrictions actuellement imposées pourraient être levées.

S’endetter pour se soigner

De nombreux réfugiés syriens qui souffrent d’un cancer ou d’une autre maladie de longue durée n’ont pas les moyens de payer les traitements onéreux nécessités par leur état au Liban. Le système de santé libanais est en grande partie privatisé et très cher. Les personnes pauvres au Liban doivent font face à de grandes difficultés pour accéder à des soins médicaux, compte tenu des coûts élevés et de leur faible prise en charge par l’Etat. Le nombre de familles gravement endettées en raison de dépenses de santé qui s’accumulent ne cesse de croître, d’autant qu’il n’y a pas de travail pour les réfugiés au Liban. Toutes ces personnes ont dû faire faire un choix : régler des soins de santé, payer leur loyer ou acheter de quoi se nourrir. Certains n’ont même pas le choix : ils doivent retourner en Syrie pour poursuivre un traitement. Amal, réfugiée syrienne au Liban, est contrainte de retourner en Syrie deux foix par semaine pour subir une dialyse rénale : J’ai peur de retourner en Syrie, mais je n’ai pas le choix » 

Amnesty International Appelle:
 – le Liban à mettre en place une stratégie nationale dans le domaine de la santé qui assure l’offre de services à tous dans le pays, y compris aux Libanais pauvres et défavorisés ainsi qu’aux réfugiés.
- la communauté internationale à partager avec le Liban la responsabilité de protéger les réfugiés. Les pays qui ont les moyens d’intervenir doivent le faire afin de ne pas laisser le Liban avoir à gérer seul l’une des crises humanitaires les plus graves de l’histoire.
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Lire notre rapport : « Agonizing Choices: Syrian refugees in need of health care in Lebanon » (en anglais)

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