Samu Social de Paris: agir sans attendre «les premiers morts» de l’hiver!

Samu Social de Paris: agir sans attendre «les premiers morts» de l’hiver!

Appelle du Samu Social de Paris à agir sans attendre «les premiers morts» de l’hiver

Une «catastrophe qui s’annonce», la description que Éric Pliez, President du Samu social de Paris, donne du phénomène annuel des décès de sans-abris dans les rues de Paris et d’autres villes au cours de l’hiver.

Chaque année le nombre d’appels augmente en période hivernale: en 2015, 1600 appels quotidiens ont été recensés en hiver, contre 1100 le reste de l’année. Or, pour le président du Samu Social de Paris, il faut cesser d’attendre que cette situation arrive pour en tenir compte: «Avec l’ouverture de places d’hébergement hivernales qui rendent les possibilités d’accès au dispositif d’urgence moins illusoires, apparaissent des personnes qui n’appelaient pas, ou plus».

«Chaque année, il faut attendre les premières baisses de température pour que l’Etat communique le nombre de places qui seront à disposition», regrette-t-il. L’ouverture de ces places supplémentaires – 2870 annoncées cette année – offre malgré tout une aide bienvenue au dispositif. Problème: les annonces correspondent rarement à la réalité.

«Des solutions sont possibles»

Parmi les solutions possibles il y a:

  • réquisitionner les bureaux inoccupés,
  • déployer des «structures modulaires» dans les friches urbaines,
  • sortir de la gestion départementalisée en permettant, pendant l’hiver, d’héberger des personnes hors de leur département de prise en charge.

«Ces mesures d’urgence destinées à créer des places temporaires ne sont pas si complexes à mettre en œuvre. Elles ne demandent qu’une volonté commune d’éviter la rue à ceux qui dans quelques mois subiront la baisse des températures», estime Éric Pliez.

Beaucoup de solutions rejoignent d’autres problématiques. Pour débloquer les hébergements d’urgence occupés par des personnes en attente de solution, il s’agit, par exemple, de favoriser l’accès au logement de personnes en emploi, car elles «sont nombreuses dans les centres d’hébergement». De même, les personnes vieillissantes pourraient être orientées vers les EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les personnes en situation de handicap, vers des structures adaptées. La question des personnes sans papiers, car en attente de régularisation, est également primordiale, selon Éric Pliez. «Demander aux dispositifs d’hébergement d’urgence de pallier le manque de places d’accueil serait doublement irresponsable», conclut-il.

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