Secours: les touristes et la montagne

Secours: les touristes et la montagne

Les secours en montagne

En France, trois organismes assurent les missions de sauvetage :

  • Les gendarmes des Pelotons de Gendarmerie de Montagne (PGM, au nombre de 5 – Jura, Vosges et Massif Central) ou des Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM, au nombre de 15 – Alpes, Pyrénées, Corse et Réunion)
  • Les policiers des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS, au nombre de 7 – Alpes, Pyrénées)
  • Les sapeurs-pompiers titulaires de l’unité de valeur « Secours en montagne »

En Haute-Savoie, subsistent également les Sociétés de Secours en Montage (SSM) constituées de bénévoles.

En France, les interventions des secours en montagne sont gratuites. Toutefois, les moyens engagés suite à un accident survenu sur un domaine skiable et dans le cadre de la pratique du ski de fond ou du ski alpin sont facturables par les communes aux personnes secourues.

Cas particulier dans le massif du Mont-Blanc

Des accords bilatéraux entre secouristes italiens, suisses et français permettent une coopération immédiate sans aucun formalisme entre les unités en charge de la sécurité dans le massif du Mont-Blanc. Cette entraide transfrontalière a pour nom « La Triangulaire » et permet une mutualisation tant des moyens humains que des moyens techniques.

Conseils quant au remboursement des frais engagés

Comme indiqué précédemment, certaines interventions sont facturées à la personne secourue (fonction du type d’intervention et/ou du pays). Quelques conseils afin de limiter au maximum les conséquences financières d’une éventuelle opération de secours : Vérifiez votre police d’assurance ainsi que le montant pris en charge pour les secours ! Pour cela appelez votre compagnie et renseignez vous. Si vous n’avez pas d’assurance intégrée à votre police « classique », sachez que : Le Club Alpin Français (CAF) inclut dans le prix de l’adhésion une assurance tous sports de montagne (été et hiver) ; La Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME) intègre dans sa licence une assurance parfaitement adaptée aux sports de montagne ; Le Vieux Campeur intègre, dans sa carte Club, une assurance « Sports de montagne » ; Payez vos activités de montagne avec votre carte bancaire. Certaines intègrent parfois une garantie couvrant les frais engagés en cas de secours dans le cadre de ces activités ; Cotisez ou soyez membre donateur de l’association en charge des secours dans la zone où vous irez. Selon son appréciation et dans le cadre de ses possibilités, celle-ci peut prendre en charge tout ou partie des frais engagés pour les opérations de secours (par exemple : la REGA en Suisse le propose).

Le matériel de secours

L’ensemble de ces organismes de secours disposent de matériel comme, par exemple :

  • Médical, tel que collier cervical, KED (matériel d’immobilisation), bouteilles d’oxygène, sac de réanimation, etc.
  • Avalanche, tel qu’un système RECCO et qu’un système ARVA, des fanions et des perches, etc.
  • Extraction, tel qu’un treuil, un trépied, un moteur, etc.
  • Brancard permettant le secours hélitreuillé, aquatique ou sur la neige
  • Un réseau de radios permettant de relier refuges, PGHM et remontées mécaniques (en hiver)

Mais l’équipement emblématique de ces organismes reste l’hélicoptère. Ces machines permettent aux secouristes d’atteindre rapidement toute victime dans l’ensemble des massifs.

Et si vous faisiez tout pour éviter d’avoir besoin des secours ?

Voici quelques conseils afin de limiter au maximum le risque de problème.

Dans le cas d’une randonnée

  • préparez votre course en consultant les nombreux guides et en y étudiant précisément l’itinéraire ;
  • consultez la météo ainsi que les conditions de neige tout au long de votre randonnée ;
  • indiquez votre itinéraire ainsi que votre heure estimée de retour à un voisin, un ami ;
  • respectez votre itinéraire et restez en groupe ;
  • partez bien équipé (chaussures, vêtements adaptés, sac à dos, eau, nourriture, carte, trousse de secours) ;
  • sachez renoncer si le temps le nécessite, si vous vous trouvez confronté à un obstacle infranchissable pour vous, ou si vous avez surestimé vos forces.

Dans le cas d’une course en altitude dans un massif européen, outre les mêmes conseils que pour la randonnée :

  • encore plus qu’une randonnée, une sortie en altitude se prépare ! Consultez minutieusement le topoguide de votre course ;
  • assurez-vous que votre matériel est adapté à la course, que son état a été vérifié après sa précédente utilisation et que son stockage a été correct (à l’abri de la lumière et de l’humidité) ;
  • apprenez les diverses manœuvres de cordes et entraînez-vous chez vous ou sur un site école ;
  • adaptez la longueur et la difficulté de la course à votre niveau… l’inverse est plus compliqué !!! ;
  • partez tôt et soyez large dans vos prévisions de délai de course ;
  • assurez-vous constamment que vos points d’amarrages sont solides ;
  • une fois l’objectif atteint, restez vigilants car il vous reste l’itinéraire retour ;
  • sachez également renoncer à temps !

Dans tous les cas, il est indispensable de vous munir d’une trousse de premiers secours. A titre indicatif, celle-ci peut contenir les éléments suivants (contenu utilisé et validé lors d’une randonnée de plusieurs jours) :

  • Compresses stériles
  • Une ou deux bandes adhésives extensibles
  • Bande de contention
  • Sutures adhésives
  • Pansements pour la prévention et le soin des ampoules
  • Pansements
  • Crème antiseptique et cicatrisante
  • Pommade contre les piqûres d’insectes
  • Coalgan
  • Collyre présenté en monodose
  • Pince à épiler
  • Bétadine en compresses individuelles
  • Ibuprofène 200 mg
  • Arnica en stick
  • Sucres
  • Embout pour bouche-à-bouche
  • Une couverture de survie
  • Des allumettes
  • Des bougies
  • Un sifflet
  • Un crayon de papier
  • Un bloc-notes
  • Epingles à nourrice
  • De la corde

Et si vous avez besoin des secours ?

La montagne est un milieu dans lequel le risque est omniprésent. Tous les conseils précédents ainsi que votre comportement doivent vous permettre de contrôler au maximum ce risque. Il se peut, hélas, que vous soyez confronté à une situation pour laquelle vous n’êtes pas préparé et pour laquelle vous devrez demander de l’aide.

Dans un massif européen Si vous devez appeler les secours pour vous ou pour une autre personne, voici la procédure préconisée sur le site internet du PGHM de Chamonix.

Je suis témoin ou victime d’un accident en montagne, contacter le 112 !

Je suis témoin ou victime d’un accident en montagne, de quelles informations les secours auront besoin pour mener à bien l’intervention ? Je compose le 112 numéro d’urgence européen (gratuit, fonctionne sans crédit et carte Sim)

  • QUI SUIS-JE ? Je me présente et donne mon numéro de téléphone ou précise le moyen de communication dont je dispose (radio)
  • OU SUIS-JE ? Je précise ma localisation : massif, sommet, altitude, versant, course effectuée, coordonnées GPS (voir article « GPS et Smartphone »)
  • QUE S’EST-IL PASSE ? Explication succincte de l’accident, activité pratiquée, nature de l’accident (chute, glissade, collision…)
  • QUI EST BLESSE ? Préciser le nombre de victime, le sexe, l’âge et les blessures dont il(s) souffre(ent) Informations diverses :
  • Quelle est la météo sur place ? (vent / nuage) et présence d’éventuels obstacles (falaise, forêt) seront des indications précieuses pour le pilote.
  • Quelles sont les couleurs dominantes de mes vêtements ?

Dans un massif non-européen :

En cas de trek dans un massif « non européen » :

  • Chaque massif a ses particularités, il est donc primordial de se renseigner avant de partir. Pour cela, le site Ministère des Affaires Etrangères est très complet (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/co…) ;
  • Pour certaines destinations, il est important de se déclarer sur un des sites du Ministère des Affaires Etrangères afin de faciliter et d’accélérer les secours (pour le Népal, par exemple : http://fdp.epg.org.np/) ;
  • Il est fréquent qu’il n’existe aucune organisation des secours dans les massifs non-européens (Népal, par exemple). Ceux-ci sont alors organisés par les agences de trek et/ou les compagnies d’assurances. Il est donc extrêmement important de souscrire une assurance « en béton ». Pour cela, soyez particulièrement vigilants sur 2 points : Soyez très attentif à la différence établie entre les secours proprement dits, qui ne vous prennent en charge qu’à partir d’un hôpital, et les opérations de recherche en montagne ; Certains contrats ne vous couvrent qu’en dessous d’une certaine altitude, souvent trop basse pour de longs treks. Si vous allez au-dessus de 3500 mètres, soyez spécialement attentifs !
  • Ayez toujours sur vous un moyen de communication adapté ainsi que l’ensemble des coordonnées des autorités françaises dans le pays, ainsi que les coordonnées de l’agence avec laquelle vous voyagez

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