75% des urgences hospitalières disposent d’un poste d’accueil des patients

75% des urgences hospitalières disposent d’un poste d’accueil des patients

ALLODOCTEUR FRANCE – Les trois quarts des services d’urgence disposent d’un poste d’accueil et d’orientation permettant de trier les patients en fonction de la gravité de leur cas, selon une enquête des services statistiques du ministère de la Santé, publiée ce 2 mars 2015. La mission d’accueil est généralement dévolue à un infirmier, chargé d’analyser la gravité de l’état de santé des patients se présentant aux Urgences. Dans 10% des cas, un médecin organisateur de l’accueil est présent à ses côtés.

Ce type d’organisation, qui se généralise « progressivement », est désormais en vigueur dans la quasi totalité des Centres hospitaliers régionaux universitaires (96%), note la Drees. Les auteurs du rapport soulignent que plus le nombre de patients est important, plus les établissements s’appuient sur ce poste d’accueil et d’orientation.

Parmi les 736 points d’accueil d’urgence, essentiellement publics, la Drees relève de fortes disparités, notamment sur la question du recensement de lits disponibles. Pour 13% des urgences, le tableau de bord listant les lits vacants n’est rafraîchi qu’une fois par jour, contre 4 fois par jour ou davantage pour 30% d’entre eux. Le privé dispose « bien plus souvent » de personnel dédié à l’affectation des lits aux patients (70% contre 11% dans les établissements publics), selon l’étude.

Autre différence : les ressources en personnel. « Globalement, le nombre d’équivalent temps plein de médecins, d’infirmiers ou d’aides-soignants varie en fonction du nombre de passages ». Ils sont trois à quatre fois supérieurs dans les points d’accueil recevant chaque jour plus de 120 personnes, par rapport à ceux qui en reçoivent moins de 40.

Toutefois, pour une fréquentation équivalente, les cliniques sont moins pourvues en personnel que le public, entre autres parce que les urgences privées sont moins fréquentées par les personnes âgées et les personnes avec des troubles mentaux que celles des établissements publics, deux types de patients qui demandent « beaucoup d’encadrement », note la Drees.

Sur le plan matériel, pratiquement tous les services d’urgence disposent d’un scanner dans l’établissement. Ils sont moins riches en IRM (imagerie par résonance magnétique), seulement 68% en ont un.

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