Les nouveaux anticoagulants: faut-il changer les pratiques?

Les nouveaux anticoagulants: faut-il changer les pratiques?

Prescription hors AMM: quels risques pour le médecin?
Document établi avec le concours méthodologique de la HAS et conforme à la
méthode de la HAS de production des listes de critères d’évaluation et d’amélioration
des pratiques professionnelles

L’European Society of Cardiology a publié en 2012 de nouvelles recommandations qui modifient la stratégie thérapeutique de la prévention des AVC chez les patients atteints de fibrillation atriale (FA). Les nouveaux anticoagulants oraux figurent désormais au même niveau que les AVK et sont une option thérapeutique nouvelle qui concerne en première ligne le médecin généraliste.

C’est un enjeu important de santé publique. En France, 800 000 personnes sont atteintes de FA et 15% des AVC sont consécutifs à une FA. L’objectif prioritaire est la prévention du risque d’AVC ischémique (90% des AVC) tout en limitant le risque de complications hémorragiques.

Actuellement trois nouveaux anticoagulants oraux sont disponibles : le dabigatran (PRADAXA®), inhibiteur direct de la thrombine, et le rivaroxaban (XARELTO®) et l’apixaban (ELIQUIS®), inhibiteur direct du facteur Xa.

 Le dabigatran et le rivaroxaban ont l’AMM dans la prévention de l’AVC et de l’embolie systémique dans la fibrillation auriculaire non valvulaire associée à un ou plusieurs facteurs de risque,

 Le rivaroxaban a en plus une AMM dans le traitement de la thrombose veineuse profonde (TVP) et prévention des récidives sous forme de TVP et d’embolie pulmonaire suite à une TVP aigue.

 Les trois molécules possèdent une AMM dans la prévention des événements thromboemboliques veineux post intervention chirurgicale programmée pour prothèse totale de hanche ou de genou mais l’apixaban n’a pas encore d’AMM dans la prévention des AVC chez des patients atteints de FA..

Quels changements dans notre pratique ? Simplification de prescription et de suivi ? En effet, si la prescription apparaît plus simple que celle des AVK en raison de l’absence de surveillance biologique, les risques de mésusage et de iatrogénie restent importants.

Pour l’ensemble de ces raisons une information éclairée des prescripteurs et des patients et une pharmacovigilance attentive sont indispensables. C’est l’objectif de ce document. Il ne vise pas à émettre des recommandations concernant l’utilisation de tel ou tel anticoagulant dans leurs indications thérapeutiques.

Ce dossier documentaire aborde également les notions d’AMM, d’ASMR, la responsabilité du médecin en cas de prescription d’un médicament hors AMM et la déclaration d’un évènement indésirable d’un médicament.

About The Author

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*