Des motos-ambulances à  Paris après les Pays-Bas

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Certaines régions des Pays-Bas sont surpeuplées, comme la Hollande du Sud (région de La Haye et Rotterdam) qui compte 1200 habitants au kilomètre carré. Cette concentration de population, conjuguée à un niveau de vie élevé, engendre aussi des embouteillages monstres aux abords et au centre des grandes villes.

Le gouvernement néerlandais vient d’allouer un milliard d’euros à l’amélioration du trafic sur les autoroutes et la vitesse maximale autorisée a été repoussée à 130 km/h au lieu de 120. Tout cela dans l’espoir de réduire quelque peu les innombrables bouchons qui empoisonnent la vie des Néerlandais.

Mais cette concentration de véhicules engendre également des problèmes d’accès pour les secours. L’ouverture en 1997 d’un tunnel pour le tram et les voitures, aussitôt encombré en permanence, au centre de La Haye a conduit les infirmiers ambulanciers à trouver une solution alternative pour les secours d’urgence. Seuls les deux roues pouvaient se faufiler entre les voitures immobilisées. La moto ambulance était née.

Le but n’était pas de se substituer aux véhicules à quatre roues équipés de brancards et de l’équipement de réanimation, mais bien d’être rapidement sur place afin d’assurer une assistance rapide: en cas d’accident, la rapidité d’intervention est capitale et que quelques minutes peuvent faire la différence entre la vie et la mort.

Deux premières motos ambulances ont été testées. Le suivi et l’évaluation ont été confiés à l’université de Rotterdam. En 1999, celle-ci rendait ses conclusions : les résultats étaient largement positifs. De nombreuses vies ont pu être sauvées grâce à ces premiers secours, notamment lors d’infarctus, les motos étant équipées d’un défibrillateur.

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