29 Juillet 1916: le plus meurtrier feu de forêt du Canada, l’incendie de Matheson à Cochrane

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Source de l’information:Radio Canada

Le 29 juillet est le triste anniversaire du feu de forêt le plus meurtrier du Canada. Il y a cent ans, plus de 200 personnes ont perdu la vie dans cet incendie qui a ravagé le nord de l’Ontario, de Matheson à Cochrane.

Albert Boucher a su protéger sa maison des flammes qui ont envahi la région le 29 juillet 1916, Aidé de sa famille et de ses amis. Dès qu’un brasier s’allumait à proximité du bâtiment, le groupe parvenait à l’éteindre avec de l’eau.

Le soir tombé, Albert Boucher s’est rendu au village pour prêter main-forte à ses voisins et constater les dégâts. Sa petite-fille, Diane Robert Gagnon, raconte ce qu’il y a vu.

Diane Robert Gagnon se trouve chanceuse que son grand-père ait partagé avec elle ce récit. Elle affirme que plusieurs survivants ont plutôt tenté d’oublier cette tragédie en refusant d’en parler.

Écrire son histoire

Rodolphe Perrault disait souvent à sa fille, Hélène, « j’aurais aimé écrire mon histoire ».

Cette histoire, Hélène Perrault Koontz la raconte à travers des documents conservés par sa famille, qu’elle a soigneusement regroupés dans un livre.

Son père est le seul de sa famille à avoir survécu à l’incendie meurtrier. Rodolphe Perrault a perdu ses parents et ses sept frères et soeurs. Il n’avait que 17 ans.

Après l’incendie, Rodolphe Perrault a été mis sous tutelle et a dû gérer les dettes de la famille, raconte sa fille.

« Un jeune de 17 ans qui aurait ces responsabilités aujourd’hui, ce serait un peu alarmant », dit-elle.

Défricher les terres avec le feu

Le 29 juillet 1916, il faisait 35 degrés Celsius à Matheson, affirme Michael Barnes.

Dans son livre Killer in the Bush, il raconte que le temps était très sec et chaud au cours des deux dernières semaines de juillet 1916. Selon l’auteur, ces conditions météorologiques n’étaient pas sans rappeler celles qui ont précédé l’incendie de Porcupine de 1911, lors duquel plus de 70 personnes ont perdu la vie.

Bien que les habitants de la région aient pris des mesures après l’incendie de 1911 pour éviter que cette tragédie ne se reproduise, notamment en coupant les arbres autour des villages, ils continuaient néanmoins d’utiliser le feu pour défricher leurs terres, explique Michael Barnes.

Il n’aura fallu que quelques coups de vent pour que les flammes se propagent rapidement, raconte Diane Gagnon.

Malgré deux incendies majeurs dans le nord de l’Ontario en cinq ans, la plupart des survivants ont choisi de rester dans la région pour tout reconstruire.

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