L’incendie du 5-7: 146 victimes et un deuil impossible pour les familles…

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Depuis le printemps 1970, une nouvelle boîte de nuit attire la jeunesse de Rhône-Alpes : Le 5-7. L’établissement est installé à Saint-Laurent du Pont petite commune rurale. Trois jeunes adultes de ce village isérois ont construit la discothèque et s’occupent de sa gestion. La discothèque fait fureur dans la région…Des jeunes viennent de toute la région pour y faire la fête le samedi soir. Des services de ramassage étaient organisés, en cars, depuis plusieurs villes de l’Isère et de la Savoie. Le 31 octobre 1970, 500 jeunes sont rassemblés au 5-7 pour entendre les Storm, un groupe dont l’animateur radio de “Alpes Grenoble” a beaucoup parlé venu de Paris pour l’occasion. Les gens s’amusent, chantent, dansent. Voici une des rares photos d’une partie de l’intérieur de la boite.Par chance, il y avait moins de monde cette nuit-là que les semaines précédente. Peut-être grâce à un mariage qui avait entraîné à Saint-Christophe-sur-Guiers puis à la Placette un certain nombre d’habitués. A cette époque aussi, on allait beaucoup plus tôt “en boite”, si bien qu’à 1h45, lorsque l’incendie se déclara, quelques-uns des clients étaient déjà repartis, malgré la présence de l’excellent orchestre des “Storm”.
Cette nuit de la Toussaint 1970, le feu a éclaté dans la discothèque du 5-7 vers 1h45. Il a détruit les lieux en cinq minutes. Les jeunes gens présents dans l’établissement n’avaient aucune chance d’échapper à la fournaise : 146 d’entre eux se sont trouvés piégés. Les victimes étaient pour la plupart des jeunes âgés de 15 à 25 ans. A cause des resquilleurs, les gérants avaient verrouillé des portes en fer, censées être des issues de secours. Les danseurs et consommateurs, en une réaction naturelle qui consiste à vouloir s’échapper par où on est arrivé, se ruèrent vers l’entrée. Malheureusement, cet accès était hérissé de tourniquets en ferraille. Dans la panique, le flot humain se brisa contre l’acier, les uns tirant, les autres poussant, le dispositif se bloqua et devint un piège mortel. L’incendie a touché les décors fabriqués eux avec des résidus de pétroles et donc ont asphixié les victimes. Le plastique de certains autres décors tombait brulant sur les victimes qui elles étaient quasiment toutes habillées de vétement sscintétiques. Elles sont toutes mortes par atroces souffrances.

 

Rappel de la catastrophe  – Ouvert en mars 1970, le 5-7 était un dancing hangar aménagé, aux décors en polystyrène. Lorsque l’incendie a éclaté, les danseurs ont tenté de fuir par l’entrée, mais la panique les a empêché de faire fonctionner les tourniquets, qui sont restés bloqués. Quant aux issues de secours, elles avaient été verrouillées par crainte des resquilleurs. Lorsque quelques jeunes sont parvenus à enfoncer l’une d’elle, un appel d’air a provoqué l’embrasement de la discothèque.

Les experts ne sont jamais réellement parvenus à déterminer l’origine précise du sinistre. Les causes de l’incendie étaient nombreuses : système de chauffage était précaire, le polyuréthane utilisé pour les décors avait favorisé la propagation de l’incendie et dégagé des gaz extrêmement toxiques. Enfin, les danseurs portaient en grande majorité des vêtements synthétiques.

En 1972, un procès a lieu. Sur le banc des accusés, le maire de Saint-Laurent-du-Pont, le gérant rescapé (les deux autres ayant péri dans l’incendie) et les installateurs du système de chauffage de la discothèque. Ils étaient poursuivis pour blessures et homicides involontaires. Tous furent condamnés à des peines de prison assortis de sursis.

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