Les attentat au gaz sarin de 1995 en Japon

Cet attentat a été un événement révélateur dans le monde entier sur les possibilités de tels modes d’agression terroriste.

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Les derniers membres de la secte Aum qui avaient réalisé l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995  et qui avaient été condamnés à la peine capitale ont été exécutés le 26 juillet par pendaison, les premiers avaient exécutés le 6 juillet 2018.

Ainsi se termine cet événement terroriste qui avait fait 22 morts et plus de 6500 blessés intoxiqués  et pour lequel reste encore  imprécis un certain nombre de détails sur les conditions de fabrication, de stockage, d’emploi  etc.   et également sur le dangerosité de cette secte qui avait déjà auparavant réalisé dans une autre  ville de Japon un attentat similaire qui n’avait pas été pris en compte dans le principe d’anticipation des menaces et des risques.

Cet attentat a été un événement révélateur dans le monde entier sur les possibilités de tels modes d’agression terroriste.

En France , en particulier , « deux tendances »  s’opposaient ,  celle de sceptiques qui avançaient que de tells attentats étaient  très difficilement imaginables faute de moyens industriels suffisants, les terroristes n’ayant pas la possibilité de « militariser «  de tels toxiques et l’autre tendance qui avançait que dans le domaine des agressions chimiques tout était possible et surtout que l’objectif recherché n’était l’impact  quantitatif en termes de victimes  et de morts( objectif militaire) mais surtout l’impact émotionnel et psychologique sur la population.*

Depuis on »sait «  les efforts entrepris par tous les pays pour faire face à ce type d’agressions chimiques.

La SFMC  participe pour sa part à la diffusion d es informations utiles
Journées NRBC de novembre 2018, consulter site : www.sfmc.eu

Source del l’information: Société Française de Médicine de Catastrophe

Les menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) n’ont pas disparu avec la guerre froide. Elles se sont même diversifiées et amplifiées. Malgré la signature de la convention d’interdiction des armes biologiques en 1972, certains régimes politiques ont développé ce type d’arme. Même si d’autres formes de terrorisme sont aujourd’hui au devant de la scène, le terrorisme NRBC reste un risque très crédible.

Tous les laboratoires de biologie des hôpitaux militaires sont dotés de kits de diagnostic rapide, par amplification génique, des principaux virus et bactéries de la menace bio-terroriste. La plupart dispose d’un laboratoire de sécurité biologique de niveau 3 (LSB3).

Ces laboratoires font partie, avec ceux de Grenoble et de Marseille, antennes de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), du réseau national des laboratoires ” Biotox-Piratox “.

Lors de la crise des enveloppes au charbon, en octobre 2001, le centre de recherches du service de santé des armées (CRSSA) de La Tronche (près de Grenoble) a été mobilisé avec un laboratoire de la direction générale pour l’armement (DGA) pour effectuer les recherches de l’agent du charbon demandées par les pouvoirs publics. Ensemble, ils ont assuré près des 4/5 des analyses effectuées en France.

Prise en charge des victimes

Chaque hôpital d’instruction des armées (HIA) est équipé d’une unité mobile de décontamination chimique, sous tentes, pour victimes valides et invalides.

Sept des neuf hôpitaux militaires disposent d’un centre de traitement des blessés radiocontaminés (CTBRC).

L’Unité médicale de décontamination des armées (UDMA) : un outil adapté aux armées

L’UMDA est destinée à accueillir des blessés pouvant être contaminés chimiques, radiologiques ou biologiques. La décontamination prévient l’aggravation de l’intoxication et empêche tout transfert de contamination à l’équipe soignante.

L’UDMA est modulaire, adaptable et interarmées. Elle propose aux armées un outil adapté à leurs contrats opérationnels. Sur le plan technique, elle peut être résumée en une chaîne continue comportant un poste de médicalisation de l’avant sous contrainte NRBC, un poste de déshabillage, un poste de douche et un poste de reprise des soins. Elle peut s’intégrer au sein des sites de décontamination approfondie des armées ou en amont d’une unité médicale opérationnelle.

Les possibilités d’emploi de l’UMDA dépassent le cadre des missions traditionnelles de soutien et/ou d’appui des forces armées engagées sous contrainte NRBC. En effet, elle pourrait être employée tant au sein des armées, qu’en renfort des moyens du ministère de l’Intérieur, pour des missions de service public. Son emploi est envisageable pour la mise en oeuvre de plans gouvernementaux, Piratox en particulier.

Antidotes

Le SSA a contribué à la qualification du stock national de vaccins contre la variole et à la mise sur pied des plans et protocoles de vaccination en cas de résurgence de cette maladie.

La pharmacie centrale des armées (PCA) et l’antenne de La Tronche (près de Grenoble) de l’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) ont mené conjointement un programme de recherche et développement qui a permis la mise au point d’un médicament antidote, présenté dans un auto-injecteur bicompartiment (AIBC).

Utilisable dans l’urgence par le combattant lui-même, il contient trois antidotes destinés à lutter contre les effets d’une intoxication par les agents neurotoxiques organophosphorés de guerre, comme le sarin, le soman, le tabun ou le VX.

Ce travail de recherche et développement a été récompensé par l’attribution du prix Galien 2005 de la recherche pharmaceutique et a reçu une autorisation de mise sur le marché en 2007.

Le service de protection radiologique des armées

Le Service de protection radiologique des armées (SPRA) est l’expert en radioprotection du ministère de la défense.

Son champ de compétence s’étend à :

– des domaines spécifiquement militaires, comme les armes ou les chaufferies nucléaires embarquées ;
– aux services d’imagerie médicale et de radiothérapie des hôpitaux militaires.

Une définition de la radioprotection

La radioprotection est l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes, directement ou indirectement, y compris par les atteintes portées à l’environnement.

Le SPRA mène des études d’évaluation des risques professionnels et procède à des analyses radiotoxicologiques. La surveillance du personnel de la défense, outre les examens médicaux classiques, comporte un suivi dosimétrique des expositions.

La formation à la radioprotection des utilisateurs de rayonnements ionisants joue un rôle déterminant. Médecins, ingénieurs, infirmiers ou techniciens reçoivent au SPRA un enseignement adapté à leur activité professionnelle.

Dans l’hypothèse d’un incident ou d’un accident à caractère radiologique, civil ou militaire, le SPRA contribuerait à la gestion de crise en constituant des équipes médicales destinées à apporter, sur le terrain, un conseil technique au commandement. Il peut mettre en oeuvre des moyens mobiles de laboratoire pour répondre à une situation d’urgence.

Ses laboratoires sont aérotransportables par les avions de l’armée de l’air. Le conditionnement des produits dangereux (réactifs, acides…) respectent la réglementation internationale des transports aériens.

Lors du déploiement d’unités en opérations, le SPRA est en mesure d’évaluer le risque auquel pourraient être soumises les troupes engagées.

Il forme les équipes médicales chargées de l’accueil des blessés radiocontaminés.

Pour mener à bien ses missions, le SPRA dispose de moyens techniques sophistiqués, modernes et performants, notamment dans les domaines de la dosimétrie et de la radiotoxicologie. Il regroupe 65 spécialistes d’horizons très divers : médecins, pharmaciens, ingénieurs et techniciens.

Le SPRA est implanté sur le site de l’îlot Percy à Clamart (Hauts-de-Seine)

Les plans gouvernementaux

Le SSA, dans le cadre de sa participation à la santé publique, apporte une contribution conséquente aux différents plans d’urgence gouvernementaux destinés à faire face aux risques nucléaire, radiologique, biologique, et chimique d’origine accidentelle ou provoquée : BIOTOX, PIRATOME, PIRATOX.

Source de l’information: Protection NRBC

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