Pas de remboursement pour la hotline pédiatrique payante de l’Hôpital fribourgeois

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La ligne de conseil médical par téléphone, la “Kids Hotline”, mise en place par l’Hôpital fribourgeois depuis quelques semaines pour décharger les urgences fait grincer des dents.

Mise en service depuis la fin octobre, cette ligne téléphonique de l’Hôpital cantonal de Fribourg (HFR) suscite des critiques à cause son prix de 2,99 francs la minute, facturés aux parents qui la sollicitent. Les entretiens qui dépassent 10 minutes sont pris en charge par l’Hôpital.

Ce principe de l’appel payant à charge du patient interpelle la Fédération romande des consommateurs (FRC). “Le fait qu’on puisse appeler une permanence, c’est extrêmement pratique, ça permet de faire le tri, de savoir s’il y a besoin d’aller immédiatement aux urgences ou si on peut se permettre d’attendre le lendemain”, reconnaît Joy Demeulemeester, spécialiste santé à la FRC.

En revanche, étant donné que ce service est payant, “c’est une prestation médicale tout comme une consultation par téléphone d’un médecin”, affirme-t-elle. “Je ne comprend pas pourquoi ça ne serait pas pris en charge par l’assurance maladie de base, dans le cadre d’un service d’urgence de l’hôpital de Fribourg.”

Décharger les urgences pédiatriques

L’HFR met en évidence les effets de cette hotline, qui permet de décharger les salles d’attentes et apporte un véritable plus pour les équipes médicales et soignantes. Et de préciser que Fribourg n’est pas le premier à l’instaurer.

“Il y a en effet peu de services d’urgences pédiatriques qui répondent encore au téléphone, puisque c’est une activité qui consomme énormément de temps pour les soignants et les médecins”, explique la doctoresse Cosette Pharisa, responsable des urgences pédiatriques de l’HFR.

Et d’ajouter: “le grand avantage c’est de ne pas avoir besoin de se déplacer aux urgences pour une grande majorité des pathologies et des questions des parents. Ca nous permet d’être plus efficaces et plus présents auprès de nos patients.” Le service devrait s’étendre à d’autres hôpitaux, à condition de préciser le cadre financier.

Pierre Berset/lgr

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