Samu en difficulté? L’Enquête du Europe1 a relevé un problème majeur

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Aujourd’hui, en France, 2.500 personnes travaillent dans les centres du Samu. “Ce n’est pas assez”, considère Patrick Pelloux. “Il faut recruter du personnel pour décrocher plus rapidement, et surtout sacraliser les appels du Samu vers l’urgence, et pas toutes les problématiques médico-psycho-sociales. Il faut mieux répartir la charge de travail”, souligne l’urgentiste. Et pour cause : Patrick Pelloux constate que les campagnes de prévention – quelles qu’elles soient – diffusées par le ministère de la Santé, renvoient systématiquement vers le 15. “Il y a une volonté des pouvoirs publics de mettre sans arrêt le numéro du Samu en avant. Mais il faut qu’ils nous donnent les moyens de répondre à ces exigences de qualité”, martèle-t-il.

En France, il faut 7 à 8 minutes – “voire plus” selon l’urgentiste – pour que le Samu prenne un appel. Aux États-Unis, les plateformes de secours ont l’obligation de décrocher dans les… vingt secondes. “Je suis pour que le législateur ait une exigence de qualité de cet ordre-là”, soutient Patrick Pelloux, ironisant sur la réforme de la santé voulue par le gouvernement, véritable “vaisseau fantôme” selon lui.

 

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