Agression d’un instituteur: ouverture d’une enquête terroriste

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La section antiterroriste de Paris a été saisie après l’agression d’un instituteur dans une école maternelle d’Aubervilliers. L’assaillant qui s’est réclamé du groupe État islamique est toujours en fuite.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie après l’agression, lundi 14 décembre, à l’arme blanche d’un instituteur dans une école maternelle d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, par un individu se réclamant de l’organisation de l’État islamique (EI), a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet de Bobigny, qui a ouvert l’enquête pour tentative d’homicide volontaire en relation avec une entreprise terroriste, a estimé qu’il fallait saisir le parquet de Paris, au vu notamment des récentes menaces proférées par l’EI contre l’Éducation nationale, a-t-on précisé.

L’instituteur a été blessé au flanc et à la gorge vers 7 h 10 alors qu’il préparait sa classe à l’école Jean-Perrin. L’agresseur, ganté et cagoulé serait arrivé sans arme, avant de se saisir d’un cutter qui se trouvait dans la salle. Le pronostic vital de la victime, évacuée à l’hôpital parisien Lariboisière, n’est pas engagé.

“C’est Daech, c’est un avertissement”

Seuls le maître d’école et un surveillant étaient présents au moment des faits. “C’est Daech, c’est un avertissement”, aurait lancé l’agresseur, qui rapporte les premières déclarations de la victime aux secours.

“Aujourd’hui, les élèves ne seront pas accueillis à l’école, ils le seront dès demain en revanche”, a déclaré à la presse la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui s’est rendue sur place dans la matinée. “Nous allons faire en sorte […] de renforcer la sécurité dans cet établissement scolaire et dans les établissements environnants”, a-t-elle ajouté, précisant que les parents d’élèves seraient réunis dès mardi, “pour que l’anxiété ne l’emporte pas”.

“Oui l’école se sent menacée, les enseignants nous l’ont dit, et nous devons être là”, a poursuivi la ministre, qui a annoncé la présentation, dans “quelques jours”, d’un plan pour former les enseignants aux premiers secours.

Menace contre l’école

Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l’EI s’en prenait à la laïcité à la française et menaçait les enseignants du pays. Le chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, aurait lui aussi mentionné l’École comme cible potentielle.

On fera pire “dans les quartiers proches des juifs, et [on] fer[a] diversion dans les transports et les écoles”, aurait-il dit, selon le procès verbal d’audition d’un témoin révélé fin novembre par “Valeurs Actuelles”, et dont le contenu a été confirmé à Reuters de sources policière et judiciaire.

Cette agression intervient un mois après les attentats, revendiqués par l’EI, qui ont fait 130 victimes à Paris.

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