Les médecins prêts à limiter leurs indications d’IRM pour faciliter les prises en charge en urgence

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Paris, JIMF, le mercredi 21 janvier 2015 – Les délais d’attente avant l’obtention d’un rendez-vous d’IRM à réaliser « en urgence » se sont considérablement accrus ces derniers mois. Selon, l’association Imagerie Santé Avenir (ISA) qui réalise depuis dix ans une enquête destinée à évaluer les temps d’attente, ils ont en effet augmenté de 7,2 jours entre 2013 et 2014, atteignant 37,7 jours, soit la plus forte hausse depuis 2003. Pour certains, cette situation devrait inviter à revoir certaines indications de l’IRM afin de faciliter les prises en charge en urgence. Un contrôle plus rigoureux de la prescription de cet examen permettrait, jugent-ils, de réserver plus facilement les appareils aux cas pour lesquels le recours à l’IRM est parfaitement pertinent, voire impérieux. Une telle orientation est très fortement contestée notamment par certains radiologues qui se refusent à voir « organiser » la pénurie. On se souvient ainsi que la Société française de radiologie (SFR) avait fortement critiqué l’Assurance maladie qui parmi ses recommandations économiques présentées en juin dernier avait estimé que jusqu’à 15 % des examens par IRM des membres inférieurs pourraient être évités sans dommage pour les patients. Si l’ambition de l’Assurance maladie en présentant de telles données était d’abord budgétaire, beaucoup ont pu remarquer dans son sillage que la lutte contre les actes surnuméraires (voir contre les actes non urgents) permettrait de répondre de façon plus optimale aux urgences. Mais si les radiologues s’opposent à une telle stratégie, c’est qu’ils redoutent qu’elles ne servent aux pouvoirs publics d’argument majeur pour freiner encore davantage la progression pourtant essentielle de l’équipement. Ils font également valoir que les indications de l’IRM ne cessent de progresser et que face à cette tendance il sera de plus en plus difficile de déterminer ce qui relève de l’urgence ou pas ou tout au moins de contester la pertinence des prescriptions.

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