Stratégies de réduction des risques de catastrophe dans les zones côtières de l'UE

Cette note politique européenne est un produit de RISC-KIT (Stratégies d’augmentation de la résilience des côtes-Toolkit) et de PEARL (Préparation aux événements extrêmes et rares dans les régions côtières). Il fournit des messages clés sur l'élaboration de stratégies nationales et locales adaptées aux caractéristiques historiques et socioculturelles des territoires où elles doivent être mises en œuvre. Il souligne l'importance de la communication à plusieurs niveaux et de l'inclusion des parties prenantes dans plusieurs études de cas réalisées dans le cadre des deux projets. En identifiant les possibilités pour l'UE de soutenir et de coordonner les stratégies de réduction des risques de catastrophe des États membres, il vise à contribuer à l'amélioration de la gestion des risques au niveau régional.

Les tempêtes côtières, l'élévation du niveau de la mer et les inondations ont provoqué et continueront d'avoir des impacts importants en Europe et de mettre en danger la sécurité des personnes et leurs moyens de subsistance. À l'heure actuelle, un tiers de la population de l'Union européenne (UE) vit à moins de 50 km de la côte et génère environ 30% du produit intérieur brut (PIB) total de l'UE. La valeur économique des zones côtières situées à l’intérieur de mètres 500 des mers européennes est estimée entre € 500 et 1000 milliards d’euros (EC 2014a).

En raison de la croissance démographique et économique et de la probabilité accrue de dangers dus au changement climatique, les risques (probabilité d'occurrence d'un danger multipliée par les conséquences) devraient augmenter dans un proche avenir (quatrième rapport d'évaluation du GIEC, 2007). Les coûts de l'inaction sont estimés à 6 milliards d'euros par 2020, ce qui est supérieur aux coûts annuels de la prise de mesures de précaution et d'adaptation. Inversement, des mesures pourraient donner lieu à des avantages nets d’un montant de 4.2 milliards d’euros (EC 2014a). Il est donc nécessaire de réévaluer les stratégies actuelles de réduction des risques de catastrophe sur les zones côtières et d’envisager une nouvelle combinaison de mesures de prévention, d’atténuation, de préparation et d’intervention rapide.

Les mesures de RRC peuvent être divisées en trois catégories: mesures de prévention, d'atténuation et de préparation. La première catégorie est utilisée pour empêcher le danger de se produire par des mesures telles que des digues et des dunes. Ces mesures sont appliquées dans les zones côtières très développées. Les mesures d'atténuation servent à réduire les effets d'un danger et sont souvent appliquées dans des zones moins urbanisées. Celles-ci comprennent des mesures structurelles (p. Ex. Dunes basses, nutrition des plages, marais) et non structurelles (p. Ex. Construction limitée ou bâtiments résistant aux inondations) (Veraart et al. 2009; Walker et al. 2004). Les mesures de préparation, telles que les systèmes d'alerte précoce et les plans d'évacuation, sont associées à des mesures de prévention et d'atténuation dans les cas où les tempêtes dépassent le niveau de protection (Ciavola et al. 2011a et b), ou en tant que mesures isolées dans des zones présentant un minimum de protection. atouts et faible population dans la zone côtière.

Étant donné que le niveau d'investissement dans les zones côtières joue un rôle important dans la sélection et l'efficacité des mesures de réduction des risques de catastrophe, le développement du littoral nécessite que les stratégies de réduction des risques de catastrophe soient ajustées pour s'adapter à ces changements. On s'attend à ce que les stratégies de RRC qui dépendent fortement de la préparation et que certaines mesures d'atténuation passent à des mesures plus préventives à mesure que le niveau de développement côtier augmente.

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