Le vaccin contre le virus Ebola est proche à venir

Le virus Ebola est une infection virale extrêmement grave et souvent mortelle qui peut provoquer des saignements internes et une défaillance des organes.

Il peut se transmettre par des liquides organiques contaminés tels que le sang et les vomissures.
Les chercheurs ont testé des vaccins à base de virus chimpanzés, génétiquement modifiés pour ne pas être infectieux et pour produire les protéines que l'on trouve normalement dans les virus Ebola. Comme pour tous les vaccins, l’objectif est d’apprendre au système immunitaire à reconnaître le virus Ebola et à s’attaquer s’il est à nouveau en contact avec lui. Ils ont constaté qu'une seule injection d'une forme du vaccin protégeait les macaques (un type de singe commun) contre ce qui serait habituellement une dose mortelle d'Ebola cinq semaines plus tard. S'ils combinaient cela avec une seconde injection de rappel huit semaines plus tard, la protection durait au moins 10 mois. La recherche d'un vaccin est une urgence en raison de l'épidémie actuelle d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Maintenant que ces tests ont donné des résultats prometteurs, des essais sur des humains ont commencé aux États-Unis. Compte tenu de la menace actuelle du virus Ebola, ce type de recherche sur les vaccins est important pour trouver un moyen de se protéger contre l’infection.

D'où l'histoire vient?

L'étude a été réalisée par des chercheurs des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis et d'autres centres de recherche et sociétés de biotechnologie aux États-Unis, en Italie et en Suisse. Certains des auteurs ont déclaré revendiquer la propriété intellectuelle de vaccins à base de gènes pour le virus Ebola. Certains d'entre eux ont été nommés inventeurs de brevets ou de demandes de brevets pour des vaccins d'adénovirus de chimpanzés ou de filovirus. L'étude a été financée par le NIH et a été publiée dans la revue à comité de lecture Nature Medicine. L'étude a été rapportée avec précision par les médias britanniques.

De quel type de recherche s'aggissait-t-il?

Cette recherche sur les animaux visait à vérifier si un nouveau vaccin contre le virus Ebola pouvait produire une réponse immunitaire durable chez les primates non humains. Les chercheurs testaient un vaccin basé sur un virus de chimpanzé de la famille des virus responsables du rhume chez l'homme, appelé adénovirus. Les chercheurs utilisaient le virus du chimpanzé plutôt que celui de l'homme, ce dernier n'étant ni reconnu ni attaqué par le système immunitaire humain. Le virus est essentiellement un moyen d'introduire le vaccin dans les cellules et est génétiquement modifié pour ne pas être capable de se reproduire, et donc pour ne pas se transmettre d'une personne à l'autre ou à travers le corps. D'autres études ont testé des vaccins à base de virus chimpanzés pour d'autres affections chez la souris, d'autres primates et l'homme. Afin de fabriquer un vaccin, le virus est génétiquement modifié pour produire certaines protéines du virus Ebola. L'idée est que l'exposition de l'organisme au vaccin à base de virus «apprend» au système immunitaire à reconnaître, à mémoriser et à attaquer ces protéines. Plus tard, lorsque le corps entre en contact avec le virus Ebola, il peut alors rapidement produire une réponse immunitaire à celui-ci.
Ce type de recherche chez les primates est la dernière étape avant que le vaccin ne soit testé chez l'homme. Les primates sont utilisés dans ces essais en raison de leurs similitudes biologiques avec les humains. Ce niveau élevé de similitude signifie qu'il y a moins de chance que les humains réagissent différemment.

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