Missions humanitaires dans les pays en conflit: l'expérience d'un anesthésiste

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a publié un entretien avec un anesthésiste français qui s'est inspiré des missions médicales dans les pays en conflit. Nous souhaitons raconter l'histoire de Nathalie, qui a chéri ces aventures pour diffuser son expérience et pousser d'autres pratiquants à apporter leurs compétences à ceux qui en ont le plus besoin.

Nathalie est Anesthésiste français avec beaucoup passion pour sa profession. Dans l'entretien que nous avons recueilli par le CICR, elle était fatiguée de l'approche managériale de soins de santé in France, qui, selon elle, est comparable à celle d'une entreprise, au lieu d'être un dévouement. Elle a donc décidé de suivre les missions avec quelques collègues et d'apporter ses compétences médicales en pays en conflit des Croix Rouge.

Être anesthésiste dans les pays en conflit: les premières impressions de Nathalie

Le numéro du CICR rapporte les propos de Nathalie: «Quand j'ai entendu parler des missions ad hoc avec le Comité international de la Croix-Rouge, Je n'ai pas été vraiment tenté par l'expérience. J'avais peur de l'impact que la violence et les combats pourraient avoir sur moi, car je ne le connaissais pas du tout. Ensuite, après en avoir discuté avec des collègues qui travaillaient pour le CICR Je me suis dit que j'allais postuler. Je me suis dit: «Si je ne peux pas gérer la situation, je rentrerai chez moi. Ma première mission était pour Soudan du sud."

Selon Nathalie, le missions sont tous uniques. "Dans Afghanistan, J'ai fait beaucoup de évaluation de la situation. J'ai aussi conduit formation médicale du personnel médical qui étaient là. Mais je n'ai pas beaucoup participé aux opérations. Je suis à Goma, dans le République Démocratique du Congo. Les choses sont différentes ici. Je suis en fait le seul anesthésiste sur site. Par conséquent, je suis sur appel tout le temps. Je dois aussi m'adapter à la situation, avec parfois des équipement, techniques et médicament."

Anesthésiste dans les pays en conflit: le souvenir qui restera dans son esprit au cours de ses expériences, jusqu'ici

«Quand j'étais en Soudan du sud, J'ai rencontré une femme assez âgée. Je ne l'oublierai jamais. Quand elle est venue à notre hôpital, elle avait une blessure béante à la jambe. Ses proches avaient enveloppé la plaie de feuilles de bananier. Ses os ont été maintenus ensemble avec une attelle faite maison faite de deux énormes cuillères en bois. Lorsque la plaie a été déballée, elle était infectée et pleine de vers.

Deux semaines plus tôt, elle avait été touchée par une balle alors qu'elle travaillait sa terre. Elle souffrait depuis deux semaines et la douleur était certainement insupportable. Si nous n'étions pas intervenus, elle serait probablement morte dans une douleur atroce. Nous l'avons traitée du mieux que nous pouvions, mais nous n'avons pas pu sauver sa jambe. Nous avons dû l'amputer, mais au moins elle a survécu. Elle a ensuite été suivie par notre collègues prothésistes, qui lui ont donné une prothèse, pour lui permettre de reprendre une vie plus normale.

En tant qu'être humain, plutôt qu'en anesthésiste, quelles sont les valeurs que les expériences en Afrique et au Moyen-Orient peuvent apporter?

Nathalie a expliqué que travailler pour le CICR est un incroyable aventure humaine. «J'apprends beaucoup de mes collègues, sur mon travail mais aussi sur moi-même. Selon nos cultures, certaines choses peuvent sembler évidentes, mais elles ne le sont pas du tout. Par exemple, j'ai remis en question certaines de mes «vérités» parce qu'elles n'étaient pas évidentes pour le chirurgien pakistanais avec qui je travaillais. J'en suis venu à comprendre que nous avons tous nos vérités basées sur notre culture et notre expérience.

As anesthésiste, J'adore ce que je fais en mission. C'est un métier basé avant tout sur l'esprit d'équipe. Vous permettez au chirurgien de faire son travail, tout en évitant aux patients de souffrir, voire de mourir. Ce que j'aime aussi dans ce métier, c'est de pouvoir transmettre les connaissances que j'ai accumulées au fil de mes années d'expérience.

En tant qu'anesthésiste, quels conseils pourraient être donnés aux autres praticiens qui souhaitent postuler dans des missions dans des pays en conflit?

«Lorsque vous décidez de faire un mission humanitaire, il faut d'abord être mature et ensuite être conscient de ses propres limites, faiblesses et Besoins. Vous devez être conscient des mécanismes sur lesquels vous pouvez compter pour mieux gérer votre anxiété, tristesse, irritabilité, malentendus avec vos collègues et aussi parfois vos solitude.

Cela étant dit, si un mission a du sens pour vous et vous êtes capable de vous adapter à chaque situation, avec des équipement et médicament, alors essayez-le! La satisfaction que vous en tirerez sera forte. Pour ma part, j'ai eu la chance de vivre des expériences enrichissantes et d'accomplir des tâches que je ne ferais jamais en France ».

SOURCE

BLOG DU CICR

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